Metallica: hauts et bas entre deux visites

Alors qu'à l'automne 2013, les fans d'ici se...

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Alors qu'à l'automne 2013, les fans d'ici se sont rués au cinéma pour voir le film de Metallica Through the Never, la production a été boudée à peu près partout ailleurs.

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(Québec) Québec aime Metallica... qui le lui rend bien. D'une première prestation à la salle Albert-Rousseau en 1985 au triomphe sur les plaines d'Abraham 26 ans plus tard, le groupe chouchou des metalleux de la capitale n'a cessé, à grands coups de décibels, de solidifier ses liens avec ses fans d'ici. Le quatuor californien vivra en leur compagnie la passation des pouvoirs entre le vieux Colisée, où il offrira un dernier concert le 14 septembre, et l'amphithéâtre tout neuf, qui l'accueillera le 16.

Depuis leur dernière visite chez nous, en 2011, James Hetfield, Lars Ulrich, Kirk Hammett et Robert Trujillo ont repoussé les frontières de leur musique et jeté les bases du nouvel album qu'ils ont dans le collimateur. Mais ils ont aussi connu des revers dans leurs projets parallèles. Retour sur quatre années en dents de scie pour Metallica. 

 Sur tous les continents

Au fil d'une carrière étalée sur 30 ans, Metallica avait fait résonner son rock sur tous les continents, sauf un : en décembre 2013, James Hetfield et sa bande ont complété leur tableau en offrant une prestation en Antarctique. Le groupe s'est produit pendant une heure devant une centaine de spectateurs - dont plusieurs scientifiques - réunis sous un dôme translucide qui les protégeait du froid. Afin de se plier à un protocole de protection de l'environnement, les musiciens ont joué sans système d'amplification, misant plutôt sur des casques d'écoute pour relayer le son vers les oreilles de leurs fans. «C'est le spectacle le plus unique que Metallica ait jamais donné», a publié le groupe sur sa page Facebook après ce concert baptisé Freeze 'Em All.  

Un festival «désastreux»

En 2012, Metallica annonce sa volonté de diversifier ses activités et d'organiser un festival ambulant à son image... et qui ratisse large. Comme son nom l'indique, Orion Music + More doit mettre de l'avant des prestations musicales, évidemment, mais aussi un volet cinéma programmé par le batteur Lars Ulrich, une exposition de bagnoles et une autre réunissant divers objets liés au monde de l'horreur, montée par le guitariste Kirk Hammett, grand collectionneur du genre. 

La première mouture d'Orion Music + More s'installe à Atlantic City en juin 2012. En plus d'interpréter intégralement l'album Ride the Lightning et le disque éponyme de 1991, Metallica convie sur les planches Arctic Monkeys, Avenged Sevenfold et Suicidal Tendencies, l'ancien groupe du bassiste Robert Trujillo. L'année suivante, à Detroit, Hetfield et sa bande reçoivent notamment les Red Hot Chili Peppers, Rise Against et Gogol Bordello. 

Beaucoup d'action sur scène, donc... Mais pas assez dans les tiroirs-caisses. Selon le chanteur James Hetfield l'aventure d'Orion, qui n'a pas été renouvelée en 2014, s'est soldée par un «désastre financier». 

Un film boudé

Est-ce une nouvelle manifestation du «mystère Québec»? Alors qu'à l'automne 2013, les fans d'ici se sont rués au cinéma pour voir le film de Metallica Through the Never, la production a été boudée à peu près partout ailleurs. 

Au palmarès de l'affluence, le théâtre IMAX des Galeries de la Capitale a été sacré numéro un en Amérique du Nord pour cette production, qui mêle une histoire fantastique à des images du groupe sur scène. «C'est deux fois et demie plus que les entrées comptabilisées dans des villes comme San Antonio, San Francisco, Los Angeles ou Houston», se réjouit alors le pdg du cinéma, Charles Auger. Gageons que Metallica, qui a misé gros dans ce film au budget estimé à 32 millions $, ne partageait pas son enthousiasme. Après trois semaines à l'affiche, le film cumulait de maigres recettes de 3 millions $ aux États-Unis.  

Quelques mois plus tard, le guitariste Kirk Hammett est revenu sur l'échec commercial de Through the Never. «J'ai vraiment cru qu'on avait fait un bon film, a-t-il avancé au magazine Stereogum. On a investi tellement de temps et d'efforts pour que tout soit comme on l'imaginait. Nos fans sont assurément allés au cinéma pour voir le film. Mais les cinéphiles moyens, sur qui on comptait pour acheter des billets, ne se sont pas montrés aussi motivés.»

Hommage au Colisée

Au printemps, le batteur Lars Ulrich s'est lui-même chargé, par caméra interposée, d'annoncer le double concert que Metallica offrira à guichets fermés la semaine prochaine sur les planches du vieux Colisée et celles du Centre Vidéotron, où ils seront les premiers artistes à se produire. «C'est la fin de l'ère du Colisée Pepsi où Metallica a joué plusieurs fois, a-t-il évoqué. La dernière fois qu'on y a été, en 2009, nous avions enregistré notre DVD Quebec Magnetic pour partager avec le reste du monde l'énergie fabuleuse que vous avez. Cet aréna a été là depuis plus de 50 ans et nous sommes très honorés d'être non seulement le dernier groupe, mais le dernier événement qui va se tenir là. Bye-bye Colisée, Metallica est très fier d'être de la partie.»

Ce n'était pas la première fois qu'Ulrich chantait les louanges du vieil aréna. En entrevue au Soleil, en 2009, le batteur avait vanté la «personnalité» des lieux... Ce qui ne l'avait pas empêché d'encourager les gens de Québec dans leur projet de nouvel amphithéâtre. «Je crois que ce serait bien pour vous de ravoir une équipe de la LNH [Ligue nationale de hockey] et si ça prend une nouvelle bâtisse, je vous appuie entièrement», avait-il confié.

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