C'est la fin pour LA LA LA Human Steps

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Édouard Lock a dit croire que les gouvernements n'en font pas assez pour la danse. «La réponse évidente, c'est non», a-t-il répliqué sans hésiter.

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Lia Lévesque
Le Soleil

(Montréal) Ému, le fondateur et directeur artistique de LA LA LA Human Steps, Édouard Lock, a annoncé mercredi la fin des activités de cette compagnie de danse québécoise réputée dans le monde.

Ce sont les difficultés financières qui ont eu raison de la compagnie, après 35 années d'existence, a expliqué M. Lock, au cours d'une rencontre avec la presse en après-midi.

Il a livré une brève allocution, répondu aux questions des médias en français et en anglais sans broncher, puis après la portion officielle de l'événement, il avait peine à retenir ses larmes. Il faut dire que LA LA LA Human Steps, pour lui, avait même plus que 35 ans, puisque cela lui avait pris sept autres années avant de voir naître son projet de création, a-t-il raconté.

M. Lock a relaté les difficultés financières traversées lors de la dernière tournée. Il a souligné que bien que les créanciers aient été généreux envers la compagnie, «les coupes qui ont suivi et la décision de n'offrir aucune garantie financière dépassant l'année en cours» l'ont poussé vers cette solution.

Il a informé ses bailleurs de fonds de sa démission et le conseil d'administration a entériné la dissolution.

La troupe a été fondée en 1980. Sa première oeuvre a été présentée au Théâtre de l'Eskabel, à Montréal. La troupe a par la suite soulevé l'intérêt partout sur la scène internationale.

«Quand on est allé au Kremlin danser sur la scène la plus large de l'Europe, avec un auditoire de 6000 personnes, fois deux soirs, donc 12 000 personnes, complètement remplie... Et la critique de Russie a dit, après avoir vu la prestation de cette compagnie: 'on ne veut pas revenir au ballet traditionnel'. Ça venant d'une critique russe? C'est complètement étonnant», s'est-il exclamé.

Il a souligné ses idées innovatrices comme son «travail de déconstruction sur pointes» en danse, et même, au plan plus social, la «reformulation de la position de la femme».

«Durant les premières années, les années de Louise Lecavalier, c'était un moment qui était particulier. Le statut de la femme sur scène était une chose qui était en flux. Oui, la femme était égale aux hommes intellectuellement, socialement, mais pas physiquement. Louise a changé cette option. Je me rappelle, au Brésil, il y avait des gens qui disputaient même l'idée qu'elle était une femme. C'était inacceptable pour eux que ce soit une femme, parce que si c'était une femme, ils auraient eu besoin de rechanger leur perception de ce que la femme pouvait faire», a relaté M. Lock.

La réputation de LA LA LA Human Steps a aussi suscité l'intérêt d'artistes reconnus comme étant eux aussi innovateurs. «Durant ces années, on a attiré dans notre sphère d'influence, pas nous vers eux, mais eux vers nous, des gens comme Bowie, comme Zappa, comme Iggy Pop, comme Lou Reed», a-t-il énuméré.

M. Lock a dit croire que les gouvernements n'en font pas assez pour la danse. «La réponse évidente, c'est non», a-t-il répliqué sans hésiter.

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