Critique

AC/DC sur les Plaines: l'enfer au clair de lune!

Le solo d'Angus Young à la fin de... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le solo d'Angus Young à la fin de Let There Be Rock a duré plus de 14 minutes. Presque un quart d'heure!

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Sous une lune presque pleine et devant des dizaines de milliers de fans coiffés de cornes lumineuses, AC/DC a recréé l'enfer sur les plaines d'Abraham vendredi avec deux heures de hard rock à fond de train agrémenté d'explosions, de flammes, de feux d'artifice et de fumée qui ont vraiment comblé les amateurs de rock de la capitale.

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Même si le chanteur Brian Johnson prend aussi beaucoup de place, le guitariste s'impose toujours comme la vedette de la soirée avec ses riffs accrocheurs, ses solos hurlants, ses mimiques et son jeu très physique.

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Les multiples explosions de pièces pyrotechniques qui ont suivi l'entrée du bolide dans l'atmosphère terrestre annonçaient l'arrivée d'AC/DC. 

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

La foule s'est mise à crier dès que les lumières se sont éteintes et n'a pas cessé tout le long de la présentation vidéo qui montrait justement un alunissage, puis le satellite naturel propulsant vers la Terre une météorite décorée des lettres AC/DC. À voir l'astre qui éclairait les Plaines, on aurait presque cru que c'était vrai.

Les multiples explosions de pièces pyrotechniques qui ont suivi l'entrée du bolide dans l'atmosphère terrestre annonçaient l'arrivée d'Angus Young et de sa bande. Young est probablement le seul homme dans la soixantaine au monde à pouvoir porter un habit d'écolier sans que ça paraisse étrange. Il en possède d'ailleurs des dizaines et avait opté pour le noir, qu'il avait agrémenté d'une casquette et d'une cravate vertes vendredi soir.

Et même si le chanteur Brian Johnson prend aussi beaucoup de place, le guitariste s'impose toujours comme la vedette de la soirée avec ses riffs accrocheurs, ses solos hurlants, ses mimiques et son jeu très physique. Il fallait le voir crier «Oi! Oi! Oi!» durant T.N.T. ou juché sur une plateforme élévatrice pour faire un solo-fleuve de près d'un quart d'heure pour conclure Let There Be Rock.

Après Rock or Bust qui a lancé la soirée, le groupe a aligné les mêmes titres que depuis le début de sa tournée, ce qui est tout à fait compréhensible avec deux membres qui ont rejoint le groupe depuis à peine plus d'un an dans le cas du guitariste Stevie Young et depuis quelques mois dans le cas du batteur Chris Slade.

Il faut cependant admettre que le programme est des plus solides avec 20 pièces triées sur le volet parmi les meilleures du groupe et qui n'ont pas pris une ride, même si 14 ont été écrites à une époque où Jimmy Carter... ou même Gerald Ford occupait la Maison-Blanche!

Il était d'ailleurs agréable de voir qu'AC/DC était loin d'avoir laissé de côté la période de son précédent chanteur Bon Scott, dont les pièces composaient presque la moitié du spectacle et auxquelles Johnson a su donner sa couleur au fil des années.

Thunder!

À travers les Back in Black et autres Highway to Hell, c'est cependant Thunderstruck, la pièce qui a ramené AC/DC au sommet de la planète hard rock en 1990, qui a fait le plus réagir la foule, qui s'est mise à crier «Thunder!» dès les premières notes de son riff célèbre.

Les oreilles attentives auront aussi remarqué que Johnson a fait quelques clins d'oeil à son public canadien et québécois en disant «Knocking me out with those Canadian [au lieu d'American] thighs» dans la pièce You Shook Me All Night Long et en remplaçant «Sin City» par «Québec City» dans la pièce du même titre.

L'organisation du Festival d'été de Québec, qui était promoteur du spectacle avec evenko et LiveNation, ne dévoile jamais ses résultats à la billetterie, mais à voir la foule bien garnie qui s'était déplacée vendredi, on n'a aucune difficulté à croire que l'organisation a réalisé des profits en attirant quelques dizaines de milliers de personnes.

Le concert en bref

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Le prix du rock

Il fallait avancer entre 10 $ et 150 $ pour se procurer des articles promotionnels d'AC/DC vendredi soir dans les nombreux kiosques aménagés sur les plaines d'Abraham ou par l'entremise des vendeurs ambulants. Les affiches, porte-clés, macarons étaient vendus 10 $, alors que les fameuses petites cornes rouges clignotantes à porter sur la tête pouvaient être acquises moyennant 20 $, et un drapeau d'AC/DC était vendu 30 $. Pour ce qui est des t-shirts et des chandails de toutes sortes, le prix variait entre 30 $ pour un t-shirt simple avec imprimé d'un seul côté et 150 $ pour le jersey de hockey créé spécialement pour le spectacle de Québec à partir d'un chandail fleurdelisé où le logo des Nordiques est remplacé par celui du groupe australien avec le chiffre 15 et le nom A. Young au dos. Le groupe avait aussi d'autres éditions spéciales pour son public québécois, dont un t-shirt en français «Thunderstruck au Québec» avec mention des spectacles de Québec et de Montréal. La marchandise du groupe était très populaire, puisque dès l'ouverture des portes, les kiosques ont été pris d'assaut. 

***

De l'espace à l'avant-scène

Même si les quelque 15 000 billets de la zone avant-scène avaient été vendus, il y avait quand même pas mal d'espace dans cette zone beaucoup plus grande que celle du Festival d'été. Il était facile d'y circuler et, vers les côtés de la scène, il était facile de s'y installer sans être serrés comme des sardines. Dans la zone admission générale, les amateurs se pressaient contre les clôtures métalliques qui bloquaient l'accès à la zone avant-scène afin de profiter d'une meilleure vue alors que plusieurs autres s'installaient plutôt dans la pente pour profiter d'une ambiance un peu plus relax.

***

Vintage Trouble

En première partie, le groupe californien Vintage Trouble s'est bien acquitté de sa tâche de réchauffer la foule. Le chanteur Ty Taylor, dont certains se souviendront qu'il avait atteint la 8e des 11 semaines de la téléréalité Rockstar: INXS en 2005, est en effet toute une bête de scène qui marie rock et soul à la perfection, chantant dans un microphone à l'ancienne. Le quatuor est demeuré sur scène un peu plus d'une demi-heure, balançant sept pièces majoritairement tirées de leur album 1 Hopeful Rd., qui est paru il y a seulement deux semaines. Reconnaissant de la visibilité que cette tournée leur procure, les gars n'ont pas manqué de remercier leurs aînés, entraînant la foule à hurler «AC/DC» peu avant de quitter la scène.

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