Volte-face au Festival de jazz de Québec

Le directeur général Gino Ste-Marie et le directeur... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Le directeur général Gino Ste-Marie et le directeur de la programmation Simon Couillard (à droite), que l'on voit ici accompagnés de Dorothée Berryman en 2013, avaient quitté le Festival de jazz en mars. Ils ont, cet été, repris les rênes de l'événement.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Nouveau revirement au Festival de jazz de Québec. Après avoir quitté le navire à la fin de l'hiver, deux piliers de l'événement annoncent leur retour. Le fondateur et directeur général Gino Ste-Marie et le programmateur Simon Couillard reprennent les rênes du rendez-vous, qui fait toujours face à un important défi financier et qui sera désormais présenté au printemps.

Fondé en 2007, le Festival de jazz fera relâche cette année pour ne revenir qu'au printemps 2016. Plongé dans l'incertitude par un déficit creusé pendant plusieurs années, le rendez-vous a en quelques mois vécu un double chamboulement à sa direction. Fin mars, le conseil d'administration présidé par Jean-Louis Souman a confié les livres à André Pérusse, un ancien du Festi-Jazz de Rimouski, et accepté du même coup la démission de MM. Ste-Marie et Couillard. Selon nos informations, le C. A. a à son tour démissionné en bloc au début de l'été, permettant ainsi le retour des deux anciens gestionnaires.

Directeur de la programmation et des communications, Simon Couillard explique qu'un nouveau C. A. est «en train de se bâtir» et que sa composition sera rendue publique d'ici la fin octobre. Sans nier les difficultés financières du Festival, il dit s'être laissé convaincre de «s'engager dans la relance» après avoir reçu plusieurs appuis.

Le directeur général Gino Ste-Marie se dit de son côté très heureux de retrouver sa ville - il a oeuvré dans la région de Montréal ces derniers mois - et le rendez-vous musical qu'il a contribué à fonder en 2007. Il se dit également conscient qu'il reste du pain sur la planche avant de voir se concrétiser ce qu'il considère comme la renaissance de l'événement, en mai. «Faire un bébé, ça prend neuf mois. On a le temps de bien faire les choses et de ramener le Festival comme il était à la base», évoque M. Ste-Marie. Le dg avance qu'il pourra annoncer prochainement «plusieurs associations» qui contribueront à remettre sur pied le Festival de jazz. On peut déjà noter l'apport du transporteur aérien Sunwing, dont le pdg Colin Hunter est aussi crooner à ses heures. 

Au moment du premier changement de garde, en mars dernier, l'organisation du Festival de jazz de Québec cumulait une dette de quelque 200 000 $. «On ne réussissait pas à sortir de ce déficit accumulé, résume Simon Couillard. Ce n'est pas la rentabilité des deux dernières éditions qui était le plus gros problème. C'était vraiment l'accumulation des années antérieures.» 

M. Couillard estime néanmoins que le Festival a peut-être vu trop grand dans ses dernières présentations. «La grosse erreur a sans doute été de continuer à faire grossir le Festival alors qu'on aurait peut-être dû le restreindre à une plus petite portée, évoque-t-il. Il y avait un pour et un contre à cette croissance. Ç'a donné un rayonnement, ça nous a permis d'aller chercher des partenaires.» 

Le programmateur travaillera pour 2016 sur un menu plus modeste - une cinquantaine de concerts par rapport aux quelque 125 inscrits à l'affiche en 2014 -, enraciné en basse ville. Il évoque notamment l'installation d'un chapiteau qui pourrait accueillir au mois de mai des spectacles sur le parvis de l'église Saint-Roch.

Il a été impossible mardi de nous entretenir avec l'ancien président du Festival de jazz de Québec, Jean-Louis Souman. 

Collecte de fonds en octobre

Question de renflouer les coffres et de faire le lien entre les deux vies du Festival de jazz, l'organisation proposera cet automne un spectacle unique qui rassemblera une trentaine de musiciens jazz québécois. «La première étape, c'est la tenue d'une collecte de fonds majeure, ce qu'on n'avait jamais fait en huit ans. On voulait la rendre démocratique et accessible pour le public», laisse entendre le programmateur Simon Couillard. Dorothée Berryman agira à titre de maître de cérémonie du concert présenté au Capitole le 29 octobre. La soirée mettra entre autres en vedette Karen Young, Ranee Lee, Lorraine Desmarais, François Bourassa, Vincent Gagnon, Paul Brochu, Jim Doxas, Ben Charest, Michel Donato, The Lost Fingers et Raôul Duguay.

=> Vous voulez y aller?

  • Quoi : Grand gala du jazz québécois
  • Quand : 29 octobre à 20h
  • : Capitole 
  • Billets : entre 47 $ et 67 $
  • Info : lecapitole.com

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer