Critique

Rafael Zaldivar: envoûtante soirée afro-cubaine

Au fil de la soirée, on a découvert... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Au fil de la soirée, on a découvert en Rafael Zaldivar non seulement un compositeur inspiré, mais également un interprète subtil.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Avec son ensorcelant Afro-Cuban Revival Project, le pianiste Rafael Zaldivar a envoûté la petite soixantaine d'amateurs de jazz réunis au Cercle, mercredi soir.

Zaldivar était entouré du solide et imperturbable bassiste Rémi-Jean LeBlanc, du brillant et ô combien étonnant batteur Michel Medrano et du vigoureux percussionniste Eugenio Kiko Osorio.

C'est très curieux, ce que ce mélange de piano, de basse, de batterie et de congas avait d'à la fois tribal, instinctif et primordial et, en même temps, de minutieusement calculé et de cérébral. Dans une pièce musclée comme Obatala, on avait l'impression d'assister à une cérémonie improvisée dans laquelle, mine de rien, tout a été réglé à l'avance. On avait droit en tout cas à une prestation d'une grande virtuosité, d'une précision taillée au couteau.

Les musiciens enfilaient les mesures compliquées comme si de rien n'était, en superposant rythme irrégulier sur rythme irrégulier comme des dieux de la musique, et en retombant constamment sur leurs pattes, tels des félins agiles.

Chango, une composition pour trio piano-basse-batterie inspirée par la divinité du feu, s'appuyait sur une micro-organisation bouillonnante comme la lave d'un volcan.

Richesses infinies

Au fil de la soirée, on découvre en Rafael Zaldivar non seulement un compositeur inspiré, mais également un interprète subtil. Quand, dans New Cuba, on voit ses doigts danser sur le clavier pour en faire naître de magnifiques demi-teintes, on comprend que la question n'est pas de jeter de la poudre aux yeux, mais de tirer parti des infinies richesses de l'instrument.

La chaleur du Brésil a envahi le Cercle, en première partie, avec la proposition colorée et rythmée du saxophoniste Thiago Ferté et de son quartet. On retiendra de cette prestation le solide enchaînement des impros de saxo, de piano et de contrebasse. À la batterie comme au tambour de basque, Riquinho Fernandes se révèle par ailleurs un dieu de la samba.

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