Cayouche, le chatouilleur d'oreilles

Qu'il joue au Québec, au Nouveau-Brunswick ou dans... (photo fournie par les productions Hugues Pomerleau)

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Qu'il joue au Québec, au Nouveau-Brunswick ou dans le nord de l'Ontario, Cayouche sait que ses fans fidèles seront au rendez-vous.

photo fournie par les productions Hugues Pomerleau

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(Québec) Cayouche est l'un de ces personnages colorés et authentiques qui sont des plus intéressants en entrevue. Le cowboy acadien a mis son réveil pour nous parler mardi matin, question de nous piquer une jasette avant son premier passage dans la capitale aux Fêtes de la Nouvelle-France

«C'est la première fois que je vais dans le Vieux-Québec. J'ai hâte d'aller voir ça!» lance-t-il. Avec Johnny Comeau et Martin Melançon, ses complices de longue date, l'été s'écoule au rythme des festivals et sur la route. «Mais l'hiver, j'ai les deux pieds dans le poêle», ajoute Cayouche, établi à Maisonnette, au Nouveau-Brunswick.

Bien qu'il soit né dans cette province, il déménage à Boston avec sa mère et ses deux soeurs à l'âge de 13 ans. «Tout le monde descendait aux États pour aller travailler. Il n'y avait pas de job pantoute ici», se souvient-il. Il travaille quelques années dans les shops, puis se porte volontaire pour aller faire la guerre du Viêtnam dans le US Marine Corps. «J'ai pas tiré sur personne, je faisais juste décharger les bateaux», précise-t-il. «Dans le temps on pensait qu'on avait une cause, même si après coup, on s'est rendu compte que la cause était pas yâble.»

Nomade pendant huit ans

À son retour, il se marie et a deux enfants, mais revient seul au Canada au tournant de la trentaine. Ce qui l'a fait revenir? «Le FBI», répond celui qui vivra en nomade pendant huit ans sur les routes canadiennes, avec sa guitare et son pack-sac. Un ami lui a donné sa première six cordes à 15 ans. «Je jouais du country américain, parce que j'ai grandi avec ça. J'ai pris cette musique-là et un moment donné, j'ai fait mes paroles avec des choses que je voyais à tous les jours», raconte-t-il.

C'est la beauté de sa terre natale qui lui a fait poser ses valises : «Quand je suis arrivé sur la péninsule acadienne, je me suis dit : c'est ici que je veux rester. C'est presque le bout du monde ou, en tout cas, je n'ai pas besoin d'aller loin pour le voir.»

Lorsqu'il sort Last Call, en 2003, il annonce sa retraite et prend la route de la Floride sur sa Harley : «Mais dans ce temps-là, la piasse canadienne valait 61 cennes américaines, ça a mangé mon budget en tabarouette. Ma retraite a duré un hiver.»

Le rappel paraît en 2011. «Je n'ai pas encore de stock pour un autre album, mais si jamais j'en sors un, j'ai déjà le titre, ça va s'appeler Pas encore», rigole le chanteur.

Les Productions Mozus, en Acadie, l'on emmené en France et en Normandie pour tourner le documentaire Cayouche, le temps d'une bière. «J'ai ben aimé ça, mais ça aurait été mieux si j'avais été capable de parler au monde», commente-t-il. Expliquer ses phrases comme «Tu vas flusher dans la toilette de ton coeur» n'a pas été de tout repos. 

Qu'il joue au Québec, au Nouveau-Brunswick ou dans le nord de l'Ontario, des fans fidèles sont au rendez-vous. «Il y a du monde en câline partout où on va. Les gens chantent les paroles pis c'est l'fun. C'est pu moi qui fait le show astheure, c'est le monde», remarque-t-il.

Lorsqu'on lui demande la plus belle chose que quelqu'un lui ait dit sur ses chansons, il raconte :  «J'étais chez un de mes chums et j'ai sorti la guitare. Il y a une femme qui devait partir qui m'a dit merci pour mes chansons. Je lui ai dit merci pour tes oreilles, et elle m'a répondu merci pour les avoir chatouillées. Ça, c'était beau, je vais tout le temps m'en rappeler.»

Après 15 minutes d'entrevue, Cayouche lance en riant : «Heille, sais-tu, fille, c'est le plus longtemps que j'ai parlé sur un téléphone de toute ma vie!»

=> Vous voulez y aller?

  • Qui : Cayouche aux Fêtes de la Nouvelle-France
  • : place de Paris
  • Quand : vendredi à 21h
  • Accès : médaillon en vente à 12 $
  • Info : www.nouvellefrance.qc.ca

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