Pierre Lapointe au Paléo Festival: par la bouche de son piano

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«Quand tu viens dans un festival, surtout avec un show solo piano, tu  sais que ça risque d'être extraordinaire ou très étrange. Et ce soir, je dirais que c'était entre les deux! En fait, c'était extraordinaire, dans le vrai sens du terme!» - Pierre Lapointe

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Nicolas Houle

Envoyé spécial

Le Soleil

(Nyon, Suisse) Les jours se suivent et ne se ressemblent pas au Paléo Festival de Nyon, en Suisse. Après le soleil cuisant de mardi, c'était le déluge, mercredi. Heureusement pour Pierre Lapointe et ses admirateurs, le Québécois se produisait sous l'un des chapiteaux de l'événement, la Club Tent.

Afin de jouer sur les contrastes, Pierre Lapointe... (Photo Paléo Festival, Boris Soula) - image 1.0

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Afin de jouer sur les contrastes, Pierre Lapointe s'est pointé devant son public détrempé, aux chaussures souillées et au look de vacanciers, dans un costume bleu foncé rayé de blanc, arborant noeud papillon et espadrilles blanches.

Photo Paléo Festival, Boris Soula

«Quand tu entres dans un festival, tu es dans un mode de pensée qui fait qu'il faut que tu réagisses à tout, nous a-t-il indiqué, peu après sa performance. Tu as des imprévus comme la pluie qui s'en vient, le test de son qui est foutu... Là, à cause de l'orage, on a commencé en retard, 30 minutes plus tard...»

Il avait un sacré contrat, le Pierre : garder l'attention d'une foule de festivaliers sollicités par différentes scènes extérieures et d'autres distractions, alors qu'il se produisait piano-voix. Le défi était d'autant relevé que, parfois, le son des scènes voisines avec un contenu plus musclé s'invitait dans la proposition intime du Montréalais.

«Quand tu viens dans un festival, surtout avec un show solo piano, tu  sais que ça risque d'être extraordinaire ou très étrange. Et ce soir, je dirais que c'était entre les deux! En fait, c'était extraordinaire, dans le vrai sens du terme!»

Cela dit, il s'en est vraiment bien tiré. Dès son entrée, il a prévenu, pince-sans-rire, qu'il jouerait les pièces d'un «album [qu'il qualifierait] de dépressif». Puis, il a ajouté : «j'espère vous faire pleurer»! Non, personne n'a versé de larmes, or des fans de l'artiste s'étaient faufilés à l'avant pour chanter en choeur avec lui. Et si certains curieux ne sont pas restés jusqu'à la toute fin, l'accueil des autres devenait toujours plus chaleureux, témoignant de la séduction en cours.

Afin de jouer sur les contrastes, Lapointe s'est pointé devant son public détrempé, aux chaussures souillées et au look de vacanciers dans un costume bleu foncé rayé de blanc, arborant noeud papillon et espadrilles blanches. Au menu, des pièces de diverses périodes de sa carrière, dont Au 27-100 rue des Partances, la seule «chanson heureuse de [son] répertoire», rythmée par des festivaliers qui tapaient des mains. Il a aussi repris Moi, Elsie, d'Elisapie Isaac, pièce qu'il a mise en musique sur des mots de Richard Desjardins. En rappel, il a décidé «d'achever comme il le faut» ses spectateurs, avec Je déteste ma vie.

Lapointe n'en était pas à sa première présence au Paléo. Il s'était déjà arrêté avec sa formation durant la tournée de La Forêt des mal-aimés. Cet été, le chanteur et pianiste est occupé à proposer les pièces qu'il a enregistrées ou réenregistrées pour l'album Paris Tristesse, destiné, a priori, à son public européen. Il a transité par le festival des Vieilles Charrues et le Fnac Live dans l'Hexagone avant sa halte en Suisse. Ce séjour en extérieur est un prélude à la tournée qui l'amènera en salles chez nos cousins français  - ainsi que chez nous - dès le mois d'août.

«Dans l'imaginaire collectif, quand tu passes dans ces festivals-là, tu existes, explique Lapointe. C'est pour ça que c'était important de le faire.»

***

Le Soleil est l'invité du Paléo Festival.

VU

Quelques jeux de mots douteux. Non, nos petits restaurants ou commerces n'ont pas le monopole planétaire du calembour vaseux. On en a vu plusieurs. La palme revient sans doute au stand Au père Igor, où l'on vend, bien sûr, de la bouffe du Périgord.

LU

De l'équipement de festivalier tout simple, mais très efficace : des espèces de sacs en forme de chaussures qu'on enfile afin de garder ses pieds à la fois propres et au sec. Très tendance mercredi, d'autant qu'il y a le sceau du Paléo dessus.

ENTENDU

Un excellent concert de Tulegur Gangzi, qui est originaire de la Mongolie-Intérieure. L'artiste mélange chant de gorge et chant moderne en s'accompagnant à la guitare acoustique. Le tout est complété par son comparse multi-instrumentiste. Énergique et dépaysant.

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