Steven Wilson: brillance et mélancolie

Avec sa dégaine sympathique, ses cheveux mi-longs, ses... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Avec sa dégaine sympathique, ses cheveux mi-longs, ses pieds nus et ses lunettes qui lui donnent un air intello, Steven Wilson alterne entre la guitare, la basse et les claviers et dirige de main de maître un groupe de musiciens chevronnés dans des pièces marquées par la poésie de la mélancolie.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Steven Wilson l'avoue lui-même, il n'est pas reconnu pour écrire des pièces très hop-la-vie. Le chanteur et guitariste possède toutefois cette virtuosité et cette créativité qui lui permettent de transformer les paroles les plus noires en oeuvres épiques et puissantes. C'est ce qu'il a fait sur son plus récent album Hand. Cannot. Erase, interprété presqu'au complet et dans l'ordre lundi devant une salle comble à l'Impérial.

S'il est un style musical où les artistes peuvent encore se permettre le luxe de consacrer un  spectacle presque entier à leurs nouvelles créations, c'est bien le rock progressif et Québec a encore démontré qu'elle était un château fort du «prog». 

Les spectateurs étaient sur la même longueur d'ondes que l'ex-leader de Porcupine Tree, qui a livré une prestation presque sans anicroche appuyé d'un système de son quadraphonique et de projections retraçant l'histoire d'une femme qui se retrouve isolée même si elle habite une grande ville. Imaginez une oeuvre en plusieurs tableaux comme The Wall de Pink Floyd, mais avec une facture plus moderne, un budget moins pharaonique et présentée en salle avec de l'équipement que l'on retrouve habituellement dans les arénas.

Chevronnés

Avec sa dégaine sympathique, ses cheveux mi-longs, ses pieds nus et ses lunettes qui lui donnent un air intello, Wilson alterne entre la guitare, la basse et les claviers et dirige de main de maître un groupe de musiciens chevronnés dans des pièces marquées par la poésie de la mélancolie.

Il y a le guitariste Dave Kilminster, qui accompagne Roger Waters dans la tournée The Wall, le bassiste et claviériste Nicholas Beggs, le batteur Craig Brundell et Adam Holzman, un virtuose de l'orgue Moog qui a captivé la foule plus d'une fois avec ses solos de claviers complètement délirants.

Seules deux pièces tirées des précédents albums solos de Wilson, l'hypnotique Index et Harmony Korine, née de l'attrait du musicien pour la vague musicale du shoegazing, ainsi que Lazarus, un classique de Porcupine Tree, sont venues s'insérer dans un programme principal consacré au plus récent opus de l'artiste. 

Corde cassée

Le spectacle était bien rodé, Wilson annonçant d'ailleurs à la blague dès le départ que les spectateurs qui l'avaient déjà vu à Montréal auraient droit «à la même merde». Tout s'est déroulé presque à la perfection, exception faite de ce moment où Wilson a cassé une corde de basse en lançant la pièce Home Invasion.

« C'est la première fois que ça m'arrive dans toute ma carrière... Dis, Nick, c'est quand la dernière fois que tu as cassé une corde de basse? », a-t-il demandé à son bassiste pendant qu'un technicien lui installait une corde toute neuve. « 1983? Vraiment? Imaginez comment ma technique doit être mauvaise pour que j'en casse une », a-t-il blagué avant de redémarrer le train.

En rappel, Wilson et ses acolytes, installés derrière un rideau translucide qui faisait aussi office d'écran, ont fait plaisir à leur public en balançant deux titres de son excellent album The Raven that Refused to Sing et en revisitant Sleep Together de Porcupine Tree.

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