Philip Sayce: bonne influence

Avec 7 reprises sur les 13 titres que...

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Avec 7 reprises sur les 13 titres que compte son album Influence, Philip Sayce ne craint pas de revisiter des titres et des sonorités qui l'ont marqué comme musicien.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Même si le chanteur et guitariste canadien Philip Sayce a lancé quatre albums solos et un minialbum entre 2011 et 2014, aucun n'était accessible jusqu'à maintenant dans le pays qui l'a vu grandir. Celui qui s'arrêtera au Petit Impérial le 3 juillet a corrigé le tir il y a quelques semaines en lançant Influence sur l'étiquette Warner Music Canada.

«Honnêtement, c'est très spécial et très touchant d'avoir enfin la possibilité de faire paraître ma musique dans mon propre pays», explique en entrevue téléphonique avec Le Soleil celui qui est né au Pays de Galles, mais dont la famille a émigré à Toronto quand il n'avait que deux ans. «Entendre ma musique dans les stations rock de Toronto, c'est ce qu'il y a de mieux au monde!»

Lancé l'été dernier en Europe, l'album, le premier de Sayce sur une étiquette majeure, a été enregistré à Toronto et à Nashville, aux studios Low Country Sound du producteur Dave Cobb (Rival Sons, Chris Stapleton). «J'ai toujours adoré travailler avec Dave. Dans son studio, il a une vieille console Helios, et ça donne un effet fantastique», poursuit celui qui, au fil des années, a été le collaborateur de Jeff Healey, de Uncle Kracker et de Melissa Etheridge.

Avec un titre comme Influence et 7 reprises sur 13 pièces, l'artiste ne craint pas de revisiter des titres et des sonorités qui l'ont marqué comme musicien. Un peu étonnant de la part d'un homme qui vient tout juste de fêter ses 39 ans et qui n'était pas né, ou alors était très jeune, quand les Jimi Hendrix, Stevie Ray Vaughan, The Sonics, Ten Years After et autres Canned Heat ont connu leur heure de gloire...

«J'ai beau être né en 1976, je demeure influencé par la musique des années 70, car c'est la musique que mes parents faisaient jouer tout le temps et qui me réveillait le matin! Ry Cooder, Mark Knopfler, Stevie Ray Vaughan, c'est littéralement la trame sonore de mon enfance. J'essaie maintenant de l'exprimer à travers ma propre expérience de vie», explique-t-il.

Comme les comparaisons avec Hendrix, pour sa voix et son jeu à la guitare, ne sont jamais bien loin non plus, Philip Sayce ne cache pas qu'il tire une grande inspiration de celui qui est considéré comme l'un des meilleurs guitaristes de l'histoire.

«Chaque fois que je joue quelque chose, il y a un peu de Jimi dedans. Je n'essaie pas de l'imiter, c'est plutôt que j'essaie de lui dire merci, car je l'aime. Si ma musique rappelle à quelqu'un celle de Jimi, c'est le plus beau des compliments, car il a placé la barre extrêmement haut.»

On sent le même respect et la même admiration quand Philip se met à parler des musiciens qu'il a accompagnés de 1997 à 2008. «Jouer avec Jeff, Kracker et Melissa, c'est un peu comme jouer au hockey avec Sidney Crosby», illustre-t-il dans une analogie toute canadienne.

«Jeff était vraiment incomparable, l'un des meilleurs musiciens au Canada et même au monde. J'ai fait de mon mieux pour me tenir près de lui et pour apprendre de lui. Ce gars savait comment transmettre une émotion par son jeu et savait aussi s'y prendre pour allumer une foule, mais alors là, vraiment allumer une foule», déclare-t-il à propos de celui qui est décédé du cancer en 2008.

À Los Angeles

Même s'il passe tout de même encore beaucoup de temps au Canada, où sa famille et celle de sa femme Kelly résident toujours, Sayce est installé à Los Angeles depuis quelques années. «Ce sont les occasions qui m'ont amené en Californie. Le producteur Marti Frederiksen avait travaillé avec Jeff et m'a un jour lancé que je devais aller à L.A. avec lui. J'ai accepté l'offre. Une fois là-bas, je cherchais des moyens de payer mon loyer et j'ai fini par travailler avec Kracker et, éventuellement, avec Melissa», raconte-t-il.

Vous voulez y aller?

Qui : Philip Sayce

Où : le Petit Impérial, 240, rue Saint-Joseph Est

Quand : 3 juillet, à 20h

Billets : 22,50 $

Tél. : 418 523-3131 ou 1 877 523-3131

Info : imperialbell.com/petit-imperial

Généreuse Melissa Etheridge

Philip Sayce considère Melissa Etheridge comme l'une des meilleures voix du rock and roll, une musicienne infatigable qui livre régulièrement des prestations de plus de trois heures. Il a joué sur quatre de ses albums et fait le tour du monde plusieurs fois à ses côtés.

Il l'avoue, quitter l'entourage de l'Américaine n'a pas nécessairement été facile après tant de belles années, mais la musicienne a très bien accepté sa décision. «Je lui ai dit : "Melissa, je t'aime beaucoup, mais je dois maintenant me consacrer à mes propres affaires." Elle n'était pas fâchée du tout, elle m'a donné une tape dans le dos et m'a dit : "Vas-y, mon gars."»

«Je lui serai toujours reconnaissant, car c'est une femme tellement généreuse. Je me souviens encore de ce spectacle au Madison Square Garden, où elle a lancé sur scène que s'il y avait des gens de l'industrie musicale dans la salle, ils feraient bien de se souvenir de mon nom! Elle a fait énormément pour moi», termine-t-il. Parions que la dame n'est pas peu fière de voir aujourd'hui son protégé voler de ses propres ailes...

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