Spectacle de la Fête nationale: finalement, quelques braises

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(Québec) Le spectacle de la fête nationale dans la capitale s'est déroulé devant une foule très modeste. Un peu de chaleur a toutefois fini par se dégager du rassemblement qui laissait toute la place à la musique des artistes invités.

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Stéphane Archambault

Photo Le Soleil, Pascal Ratthé

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Alex Nevsky

Photo Le Soleil, Pascal Ratthé

Alex Nevsky, Galaxie, Louis-Jean Cormier, The Seasons et autres invités ont enchaîné une trentaine de chansons en deux heures et comme c'est le cas depuis quelques années maintenant, il n'y avait pas d'animateur.

Stéphane Archambault a ouvert la soirée avec le discours patriotique sur le thème Huit millions d'étincelles. Un tour d'horizon géographique et poétique du Québec qui était bien articulé, mais qui n'avait rien pour raviver la flamme patriotique vacillante des Québécois.

Le spectacle a commencé tout doucement, avec des chansons planantes. Louis-Jean Cormier a félicité tous les courageux qui s'étaient extraits du confort de leur salon entre Complot d'enfants et Si tu reviens, puis Alex Nevsky a pris le relais avec Vivre pauvre et Fanny. Ils ont bien joué et bien chanté, mais tous deux n'étaient que l'ombre des bêtes de scène qu'ils sont habituellement.

L'énergie a monté d'un cran avec l'arrivée de Fanny Bloom, qui avait sorti shorts et paillettes bleues pour son «baptême de la Saint-Jean sur les Plaines». Elle a ensuite passé le flambeau à Nanette Workman, qui fête ses 50 ans de carrière cette année et qui a entre autres servi une langoureuse version blues de I Lost My Baby de Jean Leloup, malheureusement impossible à reprendre en choeur. Patrick Norman (qui a fait chanter la foule avec Quand on est en amour) et Workman étaient les doyens d'une distribution assurément placée sous le signe de la jeunesse.

The Seasons, dont la présence a été annoncée à la toute dernière minute, a largement contribué à mettre de l'ambiance dans le spectacle. «On revient d'Europe et chaque fois qu'on disait qu'on vient du Québec, il y avait une étincelle dans les yeux des gens», a lancé Julien Chiasson. «Jouer sur les Plaines, c'est un honneur, et ça nous donne aussi l'occasion de briser certaines barrières», a renchéri son frère Hubert avant qu'ils chantent Les barrières (la traduction en français de leur pièce The Fences) et une reprise d'Offenbach. Les quatre garçons semblaient drôlement contents d'être là et leur enthousiasme était contagieux. «On chante en anglais, on est Québécois, francophones et fiers de l'être», ont-ils lancé avant de sortir de scène.

Galaxie

Le groupe Galaxie est arrivé à mi-spectacle avec le Moisi moé'ssi original, signé Fred Fortin, avec une ligne de guitare appuyée et de la grosse caisse. Salomé Leclerc a ensuite livré une émouvante interprétation du Répondeur des Colocs, une chanson toutefois pas très joyeuse pour un soir de fête.

Malgré de beaux moments, rien n'incitait vraiment les spectateurs à lâcher leur fou jusqu'à ce que la bande d'Olivier Langevin fasse monter les décibels avec Zulu et Camouflar. À ce moment, les flammes du feu de joie étaient bien visibles, et le party a commencé à lever, à moins d'une demi-heure de la fin du spectacle télévisé.

L'unique note politique de la soirée a été un hommage à Jacques Parizeau, dont Cormier a livré quelques citations, avant d'entonner Gens du pays. Le tout s'est terminé sur La fanfare, sa chanson sur le mouvement étudiant, alors que les artistes invités descendaient dans la foule.

MisteUr Valaire

Une nouvelle vague de spectateurs sautillants a déferlé près de la scène pour accueillir les musiciens de Misteur Valaire et d'Alaclair Ensemble pour le spectacle de nuit. Ceux-ci se sont relayés et mélangés le plus naturellement du monde pour créer un grand pow-wow. Karim Ouellet, impeccable en habit et noeud papillon, et le toujours viril Claude Bégin ont également chanté leurs succès respectifs.

Les sonorités électros, les claviers, les percussions, les cuivres, les paroles scandées (en anglais et en français) incitaient à la danse. À un certain moment, la célèbre phrase prononcée par René Lévesque après le référendum de 1980 a même été intégrée au mixe de Misteur Valaire. On n'en attendait pas moins de ceux qui s'amusent avec les images de la reine d'Angleterre et de Stephen Harper sur leurs deux dernières pochettes de disque.

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