• Le Soleil > 
  • Arts > 
  • Sur scène 
  • > Le réputé chef anglais Paul Goodwin a rendez-vous avec les Violons du Roy 

Le réputé chef anglais Paul Goodwin a rendez-vous avec les Violons du Roy

Le chef d'orchestre Paul Goodwin se produira au... (Photo Ben Ealovega)

Agrandir

Le chef d'orchestre Paul Goodwin se produira au Québec pour la première fois, sur la scène du Domaine Forget.

Photo Ben Ealovega

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Les Violons du Roy cherchaient depuis quelques années déjà à présenter un concert en compagnie du chef britannique Paul Goodwin. Le rendez-vous aura finalement lieu, mais à Saint-Irénée, la semaine prochaine, lors de l'ouverture du Festival international du Domaine Forget. Le maestro fera par la même occasion ses débuts au Québec.

Le chef et les Violons partageront la scène avec un groupe de solistes triés sur le volet, dont la soprano Karina Gauvin, avec laquelle Paul Goodwin rêve de travailler depuis des années. Le programme, tout Mozart, comprend entre autres la Sinfonia concertante en mi bémol majeur, des airs d'opéras et de concert ainsi que la Symphonie no 35 «Haffner» en ré majeur.

Avant de devenir un chef d'orchestre de réputation internationale, Paul Goodwin d'abord été hautboïste. Pendant une quinzaine d'années, il occupera la première chaise de The English Concert et des London Classical Players. En 1996, il entreprendra une nouvelle carrière en devenant notamment chef associé de l'Academy of Ancient Music, poste qu'il conservera pendant 11 ans.

Q Paul Goodwin, pourquoi avez-vous laissé tomber le hautbois? Vous en aviez assez de tailler des anches?

R Non, non! [rires] J'aimais bien tailler des anches, mais j'avais déjà commencé à diriger lorsque j'étais à l'université. Il y a tant de choses que je désirais faire alors. J'ai consacré 16 ans aux instruments anciens. Ça m'a permis de parfaire mon éducation musicale. Ensuite, j'ai été assez chanceux. De belles occasions de diriger se sont présentées et j'ai opté pour la carrière de chef d'orchestre. Je suis allé étudier avec Jorma Panula à Helsinki. Avec moi, c'est tout ou rien. Je ne pouvais pas à la fois diriger et conserver une technique de jeu optimale. J'ai donc cessé de jouer du hautbois.

Q Vous semblez un chef d'orchestre très ouvert d'esprit. Vous vous intéressez aussi bien à la musique ancienne qu'à la musique contemporaine ou qu'aux valses de Strauss. Votre champ d'intérêt couvre toutes les époques et tous les styles...

R Tout à fait, et c'est justement pourquoi j'ai choisi de m'investir dans la direction d'orchestre. Il y a très peu d'oeuvres que je ne dirigerais pas. L'éventail de celles que j'aime est très, très grand. Mais j'ai également une vision historique de la musique. Que ce soit Debussy, ou Elgar, ou Strauss, je me réfère toujours aux sources, j'écoute les anciens enregistrements, j'épluche la correspondance ou alors je consulte les anciens traités, tout ça afin de me faire une idée du style de l'époque, quel que soit ce style. Ça fait partie de ma philosophie. Bien sûr, avec la musique contemporaine, c'est différent. Plus jeune, je composais, d'où mon amour pour cette musique. Chaque année, je commande une oeuvre nouvelle. J'adore cette collaboration avec le compositeur. J'adore me frotter au processus créatif. Ça nourrit mon espoir de devenir moi-même compositeur un jour! Alors oui, je me donne délibérément une vision large. Il me reste encore bien des choses à diriger et j'espère pouvoir y arriver!

Q Quelle est votre conception de ce que nous appelons la musique classique? Quel sens peut-on donner à cette musique? Quel rôle peut-elle continuer à jouer dans nos sociétés? 

R Je crois que la fonction de la musique classique est en train de changer, heureusement. Les barrières sont moins nombreuses. Nous tous, en musique classique, faisons tout ce que nous pouvons pour démontrer que la musique occidentale dans son ensemble est basée d'une manière ou d'une autre sur les formes classiques. Cette idée sous-tend tout ce que j'essaie d'accomplir. [...] Renouveler l'idée que nous nous faisons du concert m'intéresse beaucoup. On peut rendre la musique plus accessible, bien entendu, mais aussi plus étonnante et plus intéressante. On peut intercaler une pièce moderne à l'intérieur d'une pièce baroque. Je n'hésite pas à faire ce genre de choses. Je suis très certain qu'on peut rendre cette musique encore plus pertinente, et ce, pour tous les publics.

Q C'est intéressant de constater que, chez vous tout comme chez Bernard Labadie, on trouve ce désir d'introduire le style d'interprétation dit «historiquement informé» dans l'univers des orchestres traditionnels...

R Bernard et moi ne nous sommes jamais rencontrés, mais nous nous sommes écrit, et je crois que nous partageons les mêmes idées à ce sujet. C'est très stimulant pour moi de pouvoir travailler avec un instrument aussi merveilleusement soudé que les Violons du Roy. Je suis sûr que je vais apprendre beaucoup à les côtoyer. Je sens que ce n'est pas moi qui viens en tant que chef pour donner mes idées. Je considère que c'est beaucoup plus une collaboration. Je suis sûr qu'une belle synergie va naître.

Vous voulez y aller?

Quoi : ouverture du Festival international du Domaine Forget

Qui : les Violons du Roy; Paul Goodwin, chef d'orchestre; Karina Gauvin, soprano; Philippe Bernold, flûte; Pedro Diaz, hautbois; Daniel Matsukawa, basson; Louis-Philippe Marsolais, cor

Quand : le 20 juin à 20h

Billets : 53 $

Tél. : 418 452-3535 ou 1 888 336-7438

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer