Festival de Tadoussac: branle-bas de combat

Après 30 ans loin des planches, Jacques Michel... (Photo fournie par Michel Pinault)

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Après 30 ans loin des planches, Jacques Michel savoure visiblement son retour.

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(Tadoussac) Quelques minutes avant de prononcer son discours au cocktail d'ouverture du 32e Festival de la chanson de Tadoussac, le directeur général de l'événement, Charles Breton, avait l'air d'un ouvrier parmi les autres: bottes de caoutchouc aux pieds, casquette vissée sur la tête et encore pas mal de ficelles à attacher avant que Jaques Michel ne puisse lancer les festivités sur la scène principale.

En temps normal, quelque 850 personnes habitent Tadoussac. En fin de semaine, la population gonflera de plusieurs milliers d'âmes. Des festivaliers qu'il faut loger: gîtes et hôtels affichant souvent complet, un camping temporaire est géré par le Festival. Des visiteurs qu'il faut aussi nourrir et abreuver: jusqu'à la dernière minute, l'organisation a attendu son permis d'alcool, tandis que l'épicerie locale s'apprêtait à recevoir la vague... et à encaisser ses meilleures recettes de l'année.

Avec 13 scènes installées aux quatre coins du village, le Festival prendra pratiquement toute la place d'ici à dimanche. Et visiblement, chacun doit y mettre du sien pour rendre ce petit miracle possible année après année.

Jacques Michel

La programmatrice Catherine Marck aurait difficilement pu trouver artiste plus enthousiaste pour ouvrir son festival. Après 30 ans loin des planches, Jacques Michel savoure visiblement son retour: «Maudit que ça fait du bien de chanter!» a-t-il lancé en début de prestation, à l'église de Tadoussac. En écho à l'album Un nouveau jour, sur lequel il réactualise à la sauce folk des titres de son répertoire, Jacques Michel est monté sur scène avec les frères Yves et Marco Savard (et pas moins de neuf guitares!). On ne peut nier que l'exercice soit trempé dans la nostalgie... Mais on ne doit pas le réduire à cet aspect non plus: le soin porté aux arrangements et la classe mise de l'avant dans les présentations en offrent de bonnes preuves.

Le Festival de la chanson de Tadoussac s'est ouvert jeudi dans la grisaille: ceux qui se sont comme moi cogné le nez à la porte du Gibard, qui débordait pour la prestation de la formation de l'Île-du-Prince-Édouard Ten Strings and a Goat Skin, ont quand même pu observer le spectacle d'une épaisse brume flottant sur la baie. Si la météo ne se montre pas encore tout à fait estivale, le rendez-vous peut quand même revendiquer son titre de coup d'envoi de la belle saison. Pour ceux qui en doutent, les moustiques bien voraces sont là pour le confirmer!

****

Pour «tripeux» et «mordus»

Dans l'objectif de diversifier ses sources de revenus et de garder le prix de ses billets abordable, le Festival de Tadoussac sollicite cette année ses spectateurs dans une campagne de sociofinancement. Mais fidèle à son image d'événement «à hauteur d'homme», l'initiative se concrétise en personne et non sur le Web, par l'entremise de macarons pour «tripeux» et «mordus». Vendus entre 20 $ et 45 $, ceux-ci sont associés à divers privilèges. Les plus généreux donateurs ont notamment droit à un spectacle dit «caché» mettant en vedette un artiste mystère. Tout ce qu'on peut leur dire, c'est qu'il ne faudra pas se lever trop tard demain...

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