Wayne Shorter: le plus court le meilleur

Devant l'insistance de la foule, Shorter et ses... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Devant l'insistance de la foule, Shorter et ses camarades ont offert un second rappel. Ce fut Prometheus Unbound, une pièce dans laquelle le saxophoniste de 81 ans a laissé s'exprimer le feu qui l'habite toujours.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Wayne Shorter et son quartet ont servi deux types de pièces samedi soir à la salle Raoul-Jobin. De longues improvisations libres, dont l'une, la première, a duré 30 bonnes minutes. Et aussi des courtes - les trois dernières de la soirée, en fait - plus structurées, qui faisaient à peine cinq, six ou sept minutes et qui se sont révélées les plus plaisantes à écouter.

Joy Rider, présentée en fin de spectacle - juste avant deux rappels -, s'inscrit dans une forme établie dans le temps. On a affaire ici à de la musique de chambre. Tout est planifié ou presque. À certains moments, on a même l'impression que chaque note est écrite. L'exécution exige de fait beaucoup de précision. Le cadre musical n'exclut pas des passages tout à fait improvisés. C'est d'ailleurs le batteur Brian Blade qui lance la pièce au moyen d'un solo de cymbales à pied d'une grande virtuosité.

Adventures Aboard, le premier rappel, est le théâtre d'échanges relevés et inspirés entre Shorter et le pianiste Danilo Pérez. Elle se termine sur des passes de batterie aussi originales que flamboyantes.

Devant l'insistance de la foule, Shorter et ses camarades ont offert un second rappel. Ce fut Prometheus Unbound, une pièce dans laquelle le saxophoniste de 81 ans a laissé s'exprimer le feu qui l'habite toujours.

La première heure du spectacle a été surtout une affaire d'expérimentation. Le plus souvent, ça commençait par une idée musicale balancée par le pianiste Danilo Pérez ou alors par le contrebassiste John Patitucci. Ça pouvait être un motif construit sur une gamme diminuée, ou alors carrément du barbouillage de notes au hasard, avec le risque qu'il ne se passe pas grand-chose au bout du compte. Il faut admettre que le résultat ressemblait parfois à une autoroute en construction qui déboucherait sur un cul-de-sac.

On se serait cru alors à Victoriaville, les décibels en moins. Au fait, la qualité du son était excellente.

Sérieusement, l'exercice demandait de l'auditeur une certaine patience, voire une patience certaine. Mais sur scène, Shorter et ses partenaires donnaient au moins l'impression d'y prendre beaucoup de plaisir.

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