CRITIQUE

Zémire et Azor: un rafraîchissant conte lyrique

La soprano Florie Valiquette incarne une ravissante Zémire,... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La soprano Florie Valiquette incarne une ravissante Zémire, pleine de caractère et de charme.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Intéressant mélange de chants, de danses et de portions musicales inspirées, Zémire et Azor est un cadre charmant et tout indiqué pour mettre en valeur le talent des jeunes chanteurs de l'Atelier lyrique de l'opéra de Montréal. Guidés par Denys Arcand, ils ont offert une prestation remplie de fraîcheur et de souplesse.

Les interprètes s'acquittent fort bien de sa partie chantée, y accolant des gestes et des mimiques chorégraphiées avec soin et livrés avec une aisance et une liberté de mouvement qu'on aimerait parfois voir chez les chanteurs plus établis. La soprano Florie Valiquette incarne une ravissante Zémire, pleine de caractère et de charme, notamment dans le chant de la Fauvette, au troisième acte, qui lui vaut même un baise-main du chef d'orchestre. Le ténor Jacques Olivier Chartier, en serviteur, plonge avec audace et justesse dans un rôle aussi comique que tendre, alors que Jean-Michel Richer insuffle une vulnérabilité et une force tranquille à Azor. 

La structure de l'oeuvre est en soi un peu inusitée. Les deux premiers actes passent sans que la Belle n'ait encore mis le pied au château de la Bête. Si bien que le dernier acte paraît légèrement précipité.

Les aménagements musicaux et la mise en scène se sont toutefois fort bien acquittés d'atténuer ce défaut de structure, en remplaçant de grandes parties des segments parlés par de la musique et en faisant de chaque scène un tout, porté par une énergie et une cohérence visuelle agréable. L'oeuvre respire, au rythme des musiciens et des chanteurs qui nous transportent tour à tour.

Il faut dire que la présence des Violons du Roy, au coeur de la scène, est imposante pour qui est habitué de voir les musiciens d'opéra relégués dans une fosse. Denys Arcand s'est amusé de cet état de fait, faisant de l'orchestre la forêt à traverser pour aller du château de la Bête à la maison du père de Belle.

L'ensemble musical, sous la direction de Mathieu Lussier, qui signe également l'aménagement des récitatifs qui ne figurent pas dans la partition, s'acquitte comme toujours de sa tâche avec de la précision, du talent et surtout une émotion tangible et bien dosée qui sert bien les multiples frémissements de la composition de Grétry. 

Avec quelques éléments de décor bien choisis et des costumes somptueux, Daniel Séguin, un concepteur issu de l'École nationale de théâtre du Canada, enveloppe toute la production d'une esthétique du Moyen-Orient. Quatre danseuses serties de paillettes qui tintent à chacun de leur mouvement ajoutent une touche de magie à l'ensemble, aussi doux pour l'oeil que pour l'oreille.

Zémire et Azor était présenté mercredi soir seulement au Palais Montcalm.

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