OSQ: enlevante 5e de Beethoven

Considérant la densité du Concerto no 3 de... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Considérant la densité du Concerto no 3 de Prokofiev, on ne peut que s'émerveiller de la légèreté du pianiste André Laplante. Ses doigts dansaient sur les touches.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Fabien Gabel a conduit l'Orchestre symphonique de Québec dans une exécution réellement enlevante de la Symphonie no 5 de Beethoven, mercredi soir. On aurait pu difficilement rêver plus énergique comme direction. L'interprétation n'avait rien d'ordinaire, ça avançait tout le temps, ça vous prenait par surprise, ça avait des airs de conquête.

Le feu a pris sur scène dès les premiers accords. On pouvait juger de la détermination de l'orchestre à la longueur et à la profondeur des blanches. Musclés, les archets! Et quel dynamisme on sentait chez les bois. Fabien Gabel allait droit au but. Pas de place pour l'affectation.

Une certaine précipitation est peut-être perceptible à l'occasion. Une basse peut entrer un temps trop tôt. Mais la qualité de l'élan est telle qu'on l'oublie rapidement. On n'a pas le temps de s'attarder à ce genre de détails. On suit le chef, captivant dans sa formidable lancée.

Au deuxième et surtout au troisième mouvement, Gabel réussit à tenir le volume de l'orchestre dans un pianissimo exemplaire, de sorte que l'Allegro final retentit comme une explosion de joie.

La présentation du Concerto no 3 de Prokofiev, avec le pianiste André Laplante, se révèle au moins aussi sinon encore plus solide et convaincante que le Beethoven. Les changements de tempo, fréquents dans l'oeuvre, et toujours exécutés avec précision, ont beaucoup d'impact. Considérant la densité du matériel musical, on ne peut que s'émerveiller de la légèreté du pianiste. Ses doigts dansent sur les touches. Les traits jaillissent du clavier comme des fusées. L'auditoire a accueilli triomphalement l'exécution. Le Sonnet de Pétrarque no 104 de Liszt, offert en rappel, semblait s'inscrire dans la parfaite continuité de ce Prokofiev romantique et brillant.

En début du concert, l'OSQ et son chef ont procédé à la création de Pierres d'attente, la nouvelle composition de Yannick Plamondon. L'oeuvre, décrite par le compositeur comme une sorte de poème hivernal, a été saluée avec enthousiasme par le public. J'ai personnellement beaucoup aimé la première partie, rythmée par la caisse claire, avec des bois constamment en mouvement. C'est l'appel des grands espaces. Le compositeur cristallise lentement son propos par la suite et on se retrouve à la fin devant une sorte de grande masse gelée. On le sent, l'oeuvre réclame une suite. N'était-ce d'ailleurs pas l'idée suggérée dans le titre?

***

ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC. Direction : Fabien Gabel. Soliste : André Laplante, pianiste.

Yannick Plamondon : Pierres d'attente.

S. Prokofiev : Concerto pour piano no 3 en do majeur, op. 26. L. V. Beethoven : Symphonie no 5 en do mineur, op. 67. Mercredi soir à la salle Louis-Fréchette. Le concert est présenté en reprise jeudi à 10h30.

Partager

À lire aussi

  • Jean-Pierre Ferland chantera avec l'OSQ

    Sur scène

    Jean-Pierre Ferland chantera avec l'OSQ

    Après Patrick Watson, Louis-Jean Cormier et Robert Charlebois, ce sera au tour de Jean-Pierre Ferland de chanter ses plus grands succès avec... »

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer