Critique

Un peu princesse de Stéphane Rousseau: chassez le naturel...

Macho, moqueur et un peu princesse, oui, Stéphane... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Macho, moqueur et un peu princesse, oui, Stéphane Rousseau est tout ça dans son spectacle.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Pour son sixième spectacle, Un peu princesse, Stéphane Rousseau nous invite dans son salon. Son humour plus caustique qu'auparavant déstabilise par moments, mais on se rallie rapidement au talent de cet entertainer hors pair.

Le public connaît depuis longtemps Stéphane Rousseau, qu'il a d'abord entendu à la radio, puis vu sur scène, au cinéma et au petit écran. Il a une relation d'affection avec l'humoriste qui ne se dément pas. Stéphane Rousseau est d'un naturel désarmant sur scène. C'est d'ailleurs quand il échange avec la foule qu'il est à son meilleur. Il a la répartie facile et habile.

En début de spectacle, Rousseau admet avoir tué le crooner et laissé de côté son déhanchement qui fait craquer les filles. Chassez le naturel, il revient au galop, comme il se plaît à dire dans l'un de ses numéros. Il a donc poussé la chansonnette à plusieurs reprises (on a eu droit à un répertoire varié allant de Roch Voisine à Meat Loaf) et y est allé de quelques coups de bassin très souples lorsqu'il a ramené le personnage du séducteur latin Rico. Il s'est même risqué à quelques pas de danse contemporaine, davantage pour en rire que pour y rendre hommage, soyons honnêtes.

Dans Un peu princesse, Rousseau a pris le pari de casser son image du bon gars. «J'ai décidé d'être moi-même», lance-t-il d'entrée de jeu. On ne sait pas trop quoi penser du «vrai» Stéphane au départ, mais il nous embarque sans tarder dans sa folie. Le Stéphane «nouveau» se permet d'être incisif ici et là. «Une femme de ménage allergique à la poussière, c'est comme une vache intolérante au lactose ou un prêtre qui n'aime pas les enfants!» dit-il par exemple.

Quand il parle du fait de vieillir - il a 48 ans -, il fait l'éloge du mou. «J'achèterais tout ce qui est mou, avoue-t-il. Si le Parti québécois était à vendre, je pense que je l'achèterais.»

Il se moque de ses travers et des nôtres sans gêne. Ses thèmes (vieillesse, rupture amoureuse, différences culturelles entre la France et le Québec, notoriété) n'ont rien de nouveau, mais il réussit à les tourner en blagues efficaces.

Macho, moqueur et un peu princesse, oui, Rousseau est tout ça dans son spectacle. Mais il est surtout multitalentueux. En entrevue avec ma collègue Geneviève Bouchard, l'humoriste s'amusait à dire qu'il voulait ralentir et qu'Un peu princesse était sa première tournée d'adieu. Ce n'est certainement pas mardi qu'il a mis la pédale douce. Pendant 1h45, sans entracte, il ne nous a offert aucun répit. Chansons, blagues, pas de danse, personnages (oui, Madame Jigger était de la partie!) : tout s'enchaînait avec aisance. Il était apparu sur scène en rockstar et il l'a quittée avec une cape de superhéros.

C'est peut-être un cliché de le dire, mais le spectacle de Stéphane Rousseau est un pur divertissement. Et on serait fou de bouder notre plaisir!

Stéphane Rousseau sera de retour à la salle Albert-Rousseau les 25, 26 juin,3 et 4 septembre.

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