• Le Soleil > 
  • Arts > 
  • Sur scène 
  • Zémire et Azor aux Violons du Roy: l'opéra fait le bonheur de Denys Arcand 

Zémire et Azor aux Violons du Roy: l'opéra fait le bonheur de Denys Arcand

La distribution de Zémire et Azor d'André Grétry... (Photo fournie par la production)

Agrandir

La distribution de Zémire et Azor d'André Grétry réunit Jean-Michel Richer (Azor), Christopher Dunham (Sander, absent), Jacques-Olivier Chartier (Ali), Pascale Spinney (Fatmé), Florie Valiquette (Zémire) et Cécile Muhire (Lisbé).

Photo fournie par la production

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Mettre en scène l'opéra Zémire et Azor a comblé Denys Arcand. Le réalisateur a tellement aimé diriger les chanteurs de l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal qu'il n'hésiterait pas une seule seconde si on lui offrait, «demain matin», d'en monter un autre dans les mêmes conditions. «Pour moi, ce n'est que
du bonheur», dit-il.

Le chef d'orchestre Mathieu Lussier et le réalisateur... (La Presse, ÉDOUARD PLANTE-FRéCHETTE) - image 1.0

Agrandir

Le chef d'orchestre Mathieu Lussier et le réalisateur Denys Arcand sont deux passionnés de musique française du XVIIIe siècle.

La Presse, ÉDOUARD PLANTE-FRéCHETTE

Ce qui l'allume dans l'opéra d'André Grétry? «D'abord la musique, qui est extrêmement belle, et qui est une musique négligée.»

Peu de gens de nos jours peuvent se vanter de connaître cet opéra du XVIIIe siècle tiré du conte La Belle et la Bête. Pas étonnant que l'idée ait été soumise à Denys Arcand par un autre passionné de musique française du XVIIIe, le chef d'orchestre Mathieu Lussier. Personne ne connaît l'opéra de Grétry, mais quiconque a vu le film L'âge des ténèbres se souviendra par contre du personnage incarné alternativement par Marc Labrèche et Rufus Wainwright et qu'on entend chanter Du moment que l'on aime, un des beaux airs de Zémire et Azor.

La Belle et la Bête a été écrit au XVIIe siècle par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Jusqu'à Walt Disney, il y a quelques années, le conte a constamment été repris, note Denys Arcand. «C'est un conte fondamental de la culture occidentale. C'est toujours enrichissant de travailler sur quelque chose d'aussi fondamental - la jeune fille qui réussit à rendre beau un monstre. Sur le plan de la vraisemblance, sur le plan de la mise en scène, je me sens en accord avec ça.»

La Belle et la Bête a probablement été écrit «en réaction au mariage forcé, pour enseigner aux jeunes filles que, sous des dehors repoussants, le vieil homme qu'on leur proposait avait peut-être un coeur d'or et qu'elles finiraient par le trouver beau à force de l'aimer. Pas sûr que ça ait toujours été couronné de succès comme entreprise, mais c'était l'intention première, et donc, ça nous parle toujours».

Liberté artistique

Avec l'oeuvre d'André Grétry, Denys Arcand et Mathieu Lussier ont eu les coudées franches. Rien à voir avec un opéra comme Traviata, autour duquel «tout a été fait» puisque l'oeuvre n'a presque jamais été montée. «C'est un territoire vierge, constate le chef. On ne se mesure à aucune production de référence. On peut redonner vie à cette histoire-là comme nous en avons envie.»

Dans leur démarche, les deux hommes n'ont pas essayé de tout révolutionner non plus. «On s'est demandé ce qu'on avait comme spectacle, relate le metteur en scène. Qu'est-ce qu'on pouvait faire pour arriver à la chose la plus agréable, la plus charmante, la plus belle, etc. On est parti de ça, et après, on est allés à l'aventure.»

Les interprètes ont trouvé leurs guides dans la partition de Grétry, explique par ailleurs Mathieu Lussier. «Grétry avait le souci de faire de la musique avec les mots et de mettre les mots en musique. Toute la musique nous indique comment le texte et les émotions doivent être alignés. L'esthétique est très proche de celle d'un jeune Mozart. Elle possède la clarté du style classique. Le texte passe clairement. Il est d'ailleurs touchant dans sa simplicité.»

Comme la salle Raoul-Jobin ne possède pas de fosse, les Violons du Roy occuperont le centre de la scène. L'orchestre devrait techniquement représenter une sorte de forêt imaginaire. L'action dramatique se déroulera de part et d'autre, côté jardin et côté cour.

«Comme tout bon ouvrage français», Zémire et Azor comporte un ballet. Quatre danseuses baroques font ainsi également partie de la production.

Un spectacle resserré

Les longs et nombreux dialogues que compte Zémire et Azor expliquent peut-être en partie le fait que l'oeuvre n'ait pas été souvent reprise. Quoi qu'il en soit, Denys Arcand et Mathieu Lussier ont trouvé préférable de raccourcir le tout. En fait, c'est tout le texte parlé qui a été évacué. Le metteur en scène s'est occupé de réduire les dialogues, le chef d'orchestre, de les mettre en musique sous forme de récitatifs. «Ça ramasse le spectacle et ça lui donne un conduit que l'oeuvre originale n'avait pas», estime ce dernier.

Vous voulez y aller?

Quoi : Zémire et Azor, opéra d'André Grétry d'après le conte La Belle et la Bête; livret de Jean-François Marmontel

Qui : les Violons du Roy; Mathieu Lussier, chef ; Denys Arcand, metteur en scène; Florie Valiquette, soprano ; Jean-Michel Richer, ténor; Christopher Dunham, baryton; Jacques-Olivier Chartier, ténor; Cécile Muhire, soprano; Pascale Spinney, mezzo-soprano. Présenté en collaboration avec l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal et avec la participation de l'École nationale de théâtre du Canada 

Où : salle Raoul-Jobin

Quand : le 27 mai à 20h

Billets : 61 $ à 84 $ (23 $ pour les 30 ans et moins)

Tél. : 418 641-6040

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer