Arion et La Chapelle: un requiem printanier

Rassemblés sous la gouverne du chef Christophe Rousset,... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Rassemblés sous la gouverne du chef Christophe Rousset, musiciens et chanteurs se sont laissé guider par ses gestes calmes, précis et discrets, tout dévoués à la musique.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Alors que la saison des Violons du Roy tire à sa fin, La Chapelle de Québec et Arion Orchestre Baroque ont livré un programme lumineux et inspiré, mariant des danses de Couperin et le Requiem de Campra, un chant pour les morts aérien, presque printanier.

Loin de nous plonger dans des pensées sombres, le fameux Requiem est un fin ouvrage de voix, de cordes et de vents qui appelle au ravissement. L'oeuvre n'a pas la magnificence et l'envergure du Messie de Handel, servi en décembre par les Violons du Roy et La Chapelle de Québec, mais elle en a l'auréole, en plus humble et en plus intime.

La cohésion entre Arios, fondé à Montréal quelques années seulement avant l'orchestre de Bernard Labadie, et le choeur de chambre La Chapelle de Québec est simplement remarquable. Rassemblés sous la gouverne du chef Christophe Rousset, les 14 musiciens et 17 chanteurs se sont laissé guider par ses gestes calmes, précis et discrets, tout dévoués à la musique.

Les oreilles expertes, familières avec le latin, auront noté que le chef a opté pour une prononciation erronée, restituée à la française, qui place l'accent tonique sur les finales. Les oreilles musicales en étaient toutefois flattées, puisque les sonorités et intonations se mariaient à merveille à la musique. Le choix de l'ensemble de jouer comme à l'époque, un ton plus bas que ce que l'on entend dans les concerts modernes, donne aux instruments des sonorités rondes et pleines, apaisantes, voire caressantes.

Voix d'hommes

Les voix d'hommes sont à l'honneur dans le Requiem de Capra, où les voix des cinq sopranos, dont les deux solistes Lesly Emma Bouza et Sheila Dietrich, apportent des percées éblouissantes à ce nuage de voix plus graves. Les ténors Philippe Gagné et Jacques Olivier Chartier, aux énergies contrastées et complémentaires, ont tout deux des voix claires et souples, alors que le chant du baryton-basse Stephen Hegedus semble servir de fondement à tout l'édifice sonore à plusieurs moments décisifs. Et lorsque le choeur au complet s'éveille, un heureux frisson nous traverse. Le bonheur.

En première partie de concert, sept musiciens de l'ensemble sous la direction artistique de la flûtiste Claire Guimond ont exécuté avec fougue Les nations : premier ordre «La Françoise» de François Couperin. Sarabande, gavotte, menuet et autres s'y succèdent gaiement. Deux flûtes, deux violons, un luth, un violoncelle et un clavecin étaient tous portés par le même élan, comme un grand battement d'ailes.

Après avoir joué à la salle Bourgie, à Montréal, Arion et La Chapelle jouaient une seule et unique fois à Québec mardi, au Palais Montcalm.

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