Counting Crows: eux, nous et Mr. Jones

Pour leurs retrouvailles avec le public de Québec,... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Pour leurs retrouvailles avec le public de Québec, Adam Duritz et les Counting Crows ne sont pas arrivés sur le pilote automatique, bien au contraire.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Ça faisait un moment que les Counting Crows n'étaient pas passés nous voir. Une vingtaine d'années, si la mémoire ne fait pas défaut. Les Américains étaient alors débarqués au Capitole en faisant l'«affront» de bouder leur hit encore récent, Mr. Jones. Deux décennies plus tard, la pièce demeure un phare dans le répertoire du groupe, qui s'est un peu réconcilié avec le Capitole en l'interprétant sur ses planches, lundi soir.

Les fans (et la critique du Soleil!) n'auraient sans doute pas dû leur en tenir rigueur. Avec les années, la bande d'Adam Duritz a cultivé la fraîcheur sur scène en variant les interprétations et le programme, quitte, justement, à contourner les «incontournables».

Pour leurs retrouvailles avec le public de Québec, les Counting Crows ne sont pas arrivés sur le pilote automatique, bien au contraire. Ils ont livré une prestation généreuse, intense et fort bien équilibrée entre vieux succès, nouveaux titres et quelques reprises bien mises à leur main (Blues Runs the Game de Jackson C. Frank en toute intimité, suivie d'une Big Yellow Taxi de Joni Mitchell ne manquant pas de groove). 

À un moment, le chanteur Adam Duritz a confié se sentir un peu amorti par la sieste qu'il s'était offerte avant le spectacle. On ne l'a pas cru une seconde. La voix - et la tignasse! - reconnaissable entre toutes, il venait de dérider son parterre en s'étonnant de l'aménagement de la salle du Capitole. «J'ai l'impression d'être dans un souper-spectacle», a-t-il blagué, avant de conseiller au public de se tenir tranquille : «Si vous lancez une table dans ce théâtre, vous êtes certain d'atteindre quelqu'un. Et comme il y a des tables partout, c'est certain que vous allez en recevoir une aussi», a-t-il analysé. 

Si elle n'a pas négligé les titres de son dernier album, Somewhere Under Wonderland, la formation californienne n'a pas tardé à regarder vers le passé : le spectacle s'est ouvert avec Round Here, Mr. Jones (avec une mélodie quelque peu déconstruite) a déboulé presque juste après. Plus fidèle à la version endisquée, la rassembleuse A Long December s'est quant à elle invitée juste avant les rappels. Entre les deux, le groupe a offert un portrait vitaminé de sa production des 20 dernières années : segments rock aux guitares bien dégourdies, accents folks saupoudrés d'accordéon et de mandoline et ballades chaleureuses et bien senties. Faut revenir nous voir plus souvent, les gars!

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