Tosca: aussi violent que tendre

La production de l'Opéra de Québec s'appuie sur... (Fournie par l'Opéra de Québec)

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La production de l'Opéra de Québec s'appuie sur du solide avec le duo que forment Gianna Corbisiero et Thiago Arancam.

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(Québec) Ce qui fait la valeur et la force de Tosca, c'est le génie musical que Puccini y déploie et la manière par laquelle le compositeur réussit à exprimer aussi bien l'amour, la peur, la piété, la convoitise, la violence, et jusqu'à l'implacable fatalité de la mort, avec autant de justesse que de vérité. La metteure en scène Jacqueline Langlais vient nous le rappeler avec sa proposition d'une grande fidélité, remplie d'une tendresse sitôt née que broyée dans la violence.

La production de l'Opéra de Québec s'appuie sur du solide avec le duo que forment Gianna Corbisiero et Thiago Arancam. Un couple Tosca-Cavaradossi des mieux assortis. Un couple qui, lorsqu'il est réuni pour la première fois, au premier acte, se témoigne des marques de tendresse sans paraître le moindrement gêné. Presque immédiatement, sans trop s'en rendre compte, les spectateurs s'attachent à ces jeunes tourtereaux.

On ne peut entendre Thiago Arancam chanter Tosca, sei tu! d'une voix aussi libre et naturellement pleine, sans frissonner un peu. Pareil pour le Victoria! qu'il balance haut et fort au deuxième acte, sur un la dièse aigu assez puissant pour faire vibrer la salle Louis-Fréchette en entier. Le ténor a toutefois tendance, dans les passages plus graves, à chanter d'une voix un peu mince, une voix dans laquelle on dirait que les harmoniques couvrent le son fondamental.

James Westman incarne un Scarpia non seulement tyrannique, mais également violent et troublant de concupiscence. Gianna Corbisiero, elle, fait pratiquement renaître Tosca en lui donnant une jeunesse et une naïveté retrouvées.

Le rôle du Sacristain va comme un gant à Bruce Kelly. Le baryton s'y glisse avec la bonhomie qui convient, certes, mais c'est la précision de son jeu qui épate le plus. Avec lui, non seulement chaque note, mais chaque mouvement et chaque pas tombent pile avec la partition.

Sous la direction du chef Giuseppe Grazioli, les membres de l'Orchestre symphonique travaillent avec la subtilité et le raffinement de chambristes. On a eu droit à une variété assez incroyable de nuances piano et pianissimo.

À noter qu'il s'agit d'une production maison. Les décors du premier acte, avec ces projections reproduisant fidèlement l'intérieur de l'église Sant'Andrea della Valle, sont parmi les plus réussis et les plus spectaculaires qu'on ait vus à la compagnie.

La saison 2015-2016

Quelques instants avant le début de la représentation, le directeur général et artistique de l'Opéra de Québec, après les salutations d'usage, a annoncé le contenu de la prochaine saison. Il s'agit de La flûte enchantée de Mozart et de La bohème de Puccini.

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OPÉRA DE QUÉBEC. Tosca, opéra en trois actes de G. Puccini. Direction : Giuseppe Grazioli, chef d'orchestre; mise en scène : Jacqueline Langlais. Avec Gianna Corbisiero (Tosca), Thiago Arancam (Cavaradossi), James Westman (Scarpia), Bruce Kelly (le Sacristain), Marc-Antoine D'Aragon (Angelotti), Keven Geddes (Spoletta); l'Orchestre symphonique de Québec; le Choeur de l'Opéra de Québec. Hier à la salle Louis-Fréchette. Présenté de nouveau les 19, 21 et 23 mai à 20h.

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