Dominic Paquet: juste pour rire

C'est un euphémisme de dire que Dominic Paquet... (Le Soleil, Erick Labbé)

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C'est un euphémisme de dire que Dominic Paquet pratique un humour physique. Sur scène, pas mal tous les muscles de son corps (particulièrement de son visage) sont sollicités pour faire rire.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) C'était soir de première vendredi au Théâtre Capitole pour Dominic Paquet, qui présentait son troisième one-man-show, Rien qu's'une gosse. Un spectacle comique sans réel fil conducteur, un choix tout à fait assumé par l'humoriste, qui a ainsi enchaîné les blagues et les personnages truculents... rien qu's'une gosse.

À moins de vivre dans une grotte depuis six mois, c'est sûr que vous aviez entendu quelque part que le spectacle de Paquet s'intitulait Rien qu's'une gosse... pour absolument aucune raison, juste parce qu'il trouve ça drôle, comme il l'a répété en début de soirée, vendredi. Nous prévenant également qu'on ne devait s'attendre à aucun thème particulier pour ce spectacle mis en scène par Réal Béland. C'est noté.

Dans la plus pure tradition du stand-up comic (avec micro à la main et tabouret pas loin), l'humoriste débutera donc en racontant la mésaventure d'un spectacle donné sur une ferme à Rimouski, qui lui a permis d'expliquer que ses connaissances des fermes se limitaient à ce qu'il en a appris jusqu'à l'âge de quatre ans, et d'enchaîner sur le quotient intellectuel... des vaches.

Sans fil conducteur

Histoire de ne pas suivre de fil conducteur, Paquet nous racontera qu'il se gèle toujours le front en buvant de la slush, nous parlera de terrorisme, du conflit israélo-palestinien (!), et à la question «peut-on rire de n'importe quoi ou presque», il répondra oui en se risquant à blaguer sur... Luka Rocco Magnotta.

C'est un euphémisme de dire que Dominic Paquet pratique un humour physique. Sur scène, pas mal tous les muscles de son corps (particulièrement de son visage) sont sollicités pour faire rire. Sans oublier ses cordes vocales, évidemment, notre homme étant reconnu pour donner vie à toutes sortes de personnages de toutes natures (même des animaux) et de toutes nationalités.

À ce sujet, le segment sur les serveurs de restaurants chinois lui donnera l'occasion de faire une version du fameux M. Shipping de l'émission radiophonique À la semaine prochaine (on a reconnu le gars de la quincaillerie, aussi).

En deuxième partie (un peu moins drôle que la première), toujours dans le style «avec pas de thème», Dominic Paquet nous entretiendra notamment de camping, de cellulaires, de sexualité féminine et de la programmation de Canal Vie.

Oui, mais tout ça ne finit-il pas par donner un spectacle qui passe du coq à l'âne? Un peu. Mais la soirée est somme toute assez habilement tricotée, malgré tous ses éléments disparates, et puis... on rit pas mal (un très bon point). Cependant (pour faire une autre analogie facile), disons que ça se termine rien qu's'une gosse, sans punch et sans crescendo final (un moins bon point).

Dominic Paquet est sur la scène du Théâtre Capitole encore samedi soir et sera en supplémentaire du 9 au 11 juin, ainsi que les 21 et 22 octobre, à la salle Albert-Rousseau.

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