Critique

Bears of Legend: histoires à chanter debout

Le spectacle était aussi soigné sur le fond... (Photo Le Soleil, Erick Labbé)

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Le spectacle était aussi soigné sur le fond que sur la forme : voiles et câblages ornant les planches, costumes à l'esthétique vieillotte et éclairage sépia créant une atmosphère un peu hors du temps.

Photo Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Il y a quelque chose d'éminemment réconfortant à se glisser dans l'univers musical de Bears of Legend : les mythes et les contes y pullulent, déployés sur des airs qui bercent comme une mer calme ou qui se gonflent sous de grandes bourrasques.

Le septuor mauricien est débarqué hier dans un Théâtre Petit Champlain bondé avec des chansons toutes neuves - son deuxième album, Ghostwritten Chronicles, est sorti la semaine dernière - et un spectacle qui l'est tout autant. Ils en étaient à leur troisième représentation, ils en offriront une autre à guichets fermés sur la même scène ce soir. 

Portés par le thème maritime de leur dernier disque, les Ours lancent cette nouvelle tournée avec un spectacle aussi soigné sur le fond que sur la forme : voiles et câblages ornent les planches déjà bien garnies par les sept musiciens et leur attirail (batterie et percussions, violoncelle, guitares, banjo, contrebasse, clavier, accordéon et on en passe), costumes à l'esthétique vieillotte et éclairage sépia créent une atmosphère un peu hors du temps. La musique et les histoires se chargent du reste. 

On a eu droit hier à des récits de mystérieux journal qu'on trouve au bord d'un feu de camp, de capitaine géant, de fille qui se noie chaque nuit avant de ressusciter au matin, de matelot qui succombe à la voix d'une sirène, de vieillard dont la tête s'évapore... Le tout ponctué de «Et ça, c'est vrai» par un David Lavergne sympathique et juste un peu brouillon. 

S'ils n'ont convaincu personne de la véracité de leurs histoires, le chanteur et sa bande n'ont en revanche eu aucun mal à amener leur public dans leur voyage musical. Cette troupe tissée serré sait tirer parti de la force du nombre par ses harmonies vocales chaleureuses et ses instrumentations touffues. Mentions spéciales à la galopante Arkansas River, à l'épique We're Dead (avec son violoncelle qui s'enflamme à mi-parcours), à une In the Streets aussi subtile que percussive et au rappel servi en toute intimité par la formation groupée à l'avant-scène. Rassembleur et franchement efficace.

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