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Marc Dupré au Capitole: c'est la fête!

Sur scène, les chansons de Marc Dupré dégagent... (Photo Le Soleil, Yan Doublet)

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Sur scène, les chansons de Marc Dupré dégagent une certaine vérité.

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(Québec) Marc Dupré en spectacle, c'est 100 fois mieux qu'à la radio. On dépose ses préjugés au vestiaire et on se laisse gagner par la chaleur du personnage.

Sur les ondes, les chansons de Marc Dupré se fondent dans le format de l'heure et de la mode. Elles passent. C'est bien le mot qu'on emploie. C'est du jetable.

Sur scène, un second degré apparaît, un sens se dégage, une vérité, même, surgit de ces moments qu'il partage avec des centaines de spectateurs, comme vendredi soir au Théâtre Capitole.

Ici, pas de fans ni d'idole. On est entre amis, ou plutôt en famille. Parce que c'est vrai, à force de nous entraîner à l'intérieur de son petit cercle familial, de parler de ses trois enfants, de prendre le temps de les décrire un par un, caractère par caractère, on finit par avoir l'impression d'en faire partie, de cette famille. On serait des sortes d'oncles ou de tantes éloignés. Je crois que c'est bien l'objectif visé par Dupré. En tout cas, ça marche puisque les réparties fusent de la salle comme de la scène. C'est la fête, quoi. 

Le prétexte, c'est tout de même d'abord et avant tout celui d'une rencontre en musique. Un tour de chant, comme on disait. La bande à Marc Dupré, c'est deux guitaristes, Kaven Girouard et Sylvain Quesnel, un claviériste, Philippe Turcotte, un bassiste, Rémy Malo et un batteur, Max Lalanne. Un groupe discipliné, solide et concentré. Un bon band de radio.

Ce n'est pas n'importe quel spectacle, c'est son premier en 10 ans au Capitole. Les titres s'enchaînent rondement, les hits d'abord : Là dans ma tête, Un coup sur mon coeur (durs, durs, le fa dièse et le sol aigus!), La moitié de tes secrets (accompagné d'éclairages recherchés), S'aimer comme on est (100 fois trop de basses), etc.

Le chanteur ajoute à cette formule une bonne dose d'humour. Sa galerie d'imitations est large. En plus de Bryan Adams - Heaven, un classique, on a droit à Marc Hervieux (trop brièvement), à Jean-Pierre Ferland (pissant!), à Éric Lapointe ou aux Gypsy Kings (ma préférée). J'ai dû partir avant la fin, alors j'imagine que j'en ai loupé de meilleures.

Il en fait pas mal beaucoup. Au point où, quand il se lance dans Je donnerais tout de moi, on se demande s'il n'est pas en train de nous servir sa propre imitation.

La fille de Marc Dupré, Stella, a une voix bien à elle, et qui sonne juste dans Rolling in the Deep.

En première partie, une découverte de La voix, la chanteuse Renée Wilkin, a interprété cinq chansons. Toute vêtue de noir, la jeune fille bouge bien. Elle capte facilement l'attention de son public. Elle devrait, cela dit, ménager son instrument. On sent dans sa voix l'effort et la tension. Il faut descendre le larynx.

Le spectacle de Marc Dupré est présenté de nouveau au Théâtre Capitole samedi à 20h.

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