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OSQ: un au revoir prometteur à Andrei Feher

À sa solide direction, on comprend que le... (Le Soleil, Yan Doublet)

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À sa solide direction, on comprend que le jeune maestro de 23 ans, Andrei Feher, sait exactement où il veut amener l'orchestre.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) L'Orchestre symphonique de Québec disait au revoir au chef en résidence Andrei Feher, mercredi soir. Le jeune maestro est arrivé au bout de son séjour de deux ans à Québec. Pour souligner cette étape importante dans sa carrière, on lui avait confié la responsabilité d'un concert complet, avec soliste et tout, à la salle Raoul-Jobin.

On peut croire qu'il ne s'agissait pas d'adieux. À 23 ans seulement, Andrei Feher a encore toute la vie devant lui. Par ailleurs, les membres de l'orchestre l'apprécient beaucoup, de sorte qu'on peut s'attendre à ce qu'il repasse un jour ou l'autre par Québec.

J'ai particulièrement aimé le travail du chef dans Mouvement symphonique no 1 du compositeur québécois Éric Champagne. Le début de l'oeuvre est déjà prometteur, avec ces crescendos dramatiques, et ce ton, véhément. À sa solide direction, on comprend que Feher sait exactement où il veut amener l'orchestre. Il réussit à motiver ses troupes et cela donne des fruits plus qu'intéressants, notamment une belle clarté dans les cordes, des cuivres qui se donnent absolument sans complexe, et un élan qui, en général, ne déçoit jamais.

Le compositeur était présent et a prononcé un mot d'introduction. Il ne s'est pas trompé de peu en annonçant que sa pièce durerait neuf minutes. L'OSQ l'a jouée en exactement huit minutes et 57 secondes.  

Le Respighi fut surtout l'affaire des bois. Le passage le plus remarquable des Oiseaux demeure à mon avis le fabuleux mariage du violon solo et de la clarinette. L'unisson parfait. On aurait dit une seule voix.

J'aurais aimé voir Andrei Feher déployer la même énergie et la même imagination chez Mozart ou chez Haydn. Si le chef l'avait voulu, il aurait pu donner davantage de relief à la Symphonie no 23, entendue en ouverture. Cela dit, le choix des tempos était excellent, et les changements de mesure, négociés de manière irréprochable et affirmée. 

Le violoncelliste Yegor Dyachkov a fait belle impression dans le Concerto en do majeur de Haydn. Sa musicalité fascine non pas parce qu'elle est démonstrative mais, au contraire, parce qu'elle opère dans la subtilité. Habité par une grande énergie, il aime prendre des risques et se montre même un peu casse-cou à l'occasion. Depuis la salle, on a senti que c'est lui qui mène la barque. Le chef et l'orchestre ont de la difficulté à le suivre à l'occasion. Peut-être n'entendent-ils pas le violoncelle aussi clairement que nous.

Étant donné l'heure tardive, il m'a été impossible d'entendre l'ouverture de Mendelssohn qui clôturait la soirée.

ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC. Direction : Andrei Feher, chef d'orchestre. Soliste : Yegor Dyachkov, violoncelliste. W.A. Mozart : Symphonie n° 23. Haydn : Concerto pour violoncelle n° 1. Éric Champagne : Mouvement symphonique n° 1. Respighi : Les oiseaux. Mendelssohn : Mer calme et heureux voyage, ouverture. Mercredi soir à la salle Raoul-Jobin

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