Danko Jones: rare virée d'un océan à l'autre

Danko Jones, son bassiste John Calabrese et son... (Photo Dustin Rabin)

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Danko Jones, son bassiste John Calabrese et son batteur Rich Knox sont agréablement surpris de l'accueil réservé, tant par le public que la critique, à leur nouvel album Fire Music, lancé en février.

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(Québec) La tournée canadienne qui mènera le rockeur ontarien Danko Jones au Dagobert jeudi est la première durant laquelle il traverse le pays d'un océan à l'autre avec son trio depuis 2010, alors qu'il avait assuré la première partie de Guns N' Roses durant leur virée au Canada. D'ailleurs, Danko l'avoue, il passe davantage de temps sur les scènes européennes que sur celles de son pays natal.

«Pourquoi on a un profil plus bas au Canada? C'est simple, c'est parce qu'au cours des 15 dernières années, on a accepté toutes les opportunités qui s'offraient à nous de jouer en Europe. Tu ne peux comparer le Canada avec l'Europe, c'est un pays et un continent! C'est une chance de pouvoir jouer dans 15 pays en une seule tournée. Tu peux faire une tournée de deux ou trois mois en Allemagne seulement», explique le guitariste et chanteur du groupe qui porte son nom.

Jones concède également que la culture de la musique lourde, hard rock, heavy metal et punk, est beaucoup plus vivante sur le continent européen. «Et c'est comme ça partout en Europe, pas seulement en Allemagne et en Scandinavie.»

Sport ou musique?

Le musicien montre d'ailleurs du doigt un élément surprenant pour expliquer pourquoi, selon lui, la relation de l'Amérique du Nord avec la musique lourde est à la baisse. «Ici, l'intérêt est davantage dirigé vers le sport que vers la musique. En Amérique du Nord, la musique est devenue le papier peint pour n'importe quelle activité qu'on pratique alors que, dans mon monde à moi, la musique constitue l'activité.»

À titre d'exemple, il cite la cérémonie des prix Juno de 2003, alors que Shania Twain avait animé la soirée et porté à tour de rôle des chandails ou des robes à l'effigie des six équipes canadiennes de la Ligue nationale de hockey.

«La foule était carrément en délire, c'était une soirée de musique, mais les plus grosses réactions de la foule concernaient le hockey et non la musique. C'est la même chose aux États-Unis avec le football et le basketball. En Europe, bien sûr ils sont fous du soccer, mais il y a une importance placée sur la musique qu'on n'a pas chez nous. Imaginez si tous les gens qui assistent à des événements sportifs se mettaient à aller à des spectacles. Je vous garantis qu'il n'y aurait plus aucun problème dans l'industrie musicale», poursuit Jones.

Bonnes critiques

Ceci étant dit, Danko, son bassiste John Calabrese et son batteur Rich Knox sont agréablement surpris de l'accueil réservé, tant par le public que la critique, à leur nouvel album Fire Music, lancé en février.

«En fait, normalement, je ne lis pas les critiques, je ne lis pas ce qui s'écrit sur le groupe. La plupart du temps, les critiques sont mauvaises et on est habitués de se faire c... dessus! Mais cette fois-ci, plusieurs personnes que je connais me disaient de lire telle ou telle critique en ajoutant qu'elle était bonne. De ce que j'en ai vu, la réponse est à 95 % positive. On n'est pas habitués à ça», poursuit-il.

L'arrivée de Knox, qui a suivi le départ de l'ex-batteur de The Off-spring Adam «Atom» Willard, a aussi donné une bouffée d'air frais au groupe. «Rich est là depuis deux ans et Atom avait été là deux ans lui aussi, mais je peux te dire que Rich sera là beaucoup plus longtemps», commente le chanteur.

«Il a joué un rôle important dans la création du nouvel album et il peut jouer des pièces qui demandent un peu plus de dextérité avec les baguettes, disons-le comme ça!» poursuit celui dont le groupe a passé sept batteurs en 19 ans mais dont le reste de l'alignement est demeuré intact.

Pas compliqués

«Au fond, si tu regardes ça, il y a une stabilité dans le groupe et c'est probablement ce qui explique notre longévité. Moi et John, on est là depuis le début. On a aussi le même ingénieur du son depuis 17 ans. La durée de vie moyenne d'un groupe est de sept ans, alors on est en plein dans notre troisième vie. On n'est pas des gars compliqués et c'est facile de s'entendre avec nous», commente-t-il.

Cette attitude a rapporté grandement à Danko Jones quand, après avoir assuré la première partie de Guns N' Roses au Canada en 2010, le bouillant chanteur Axl Rose a même demandé à la formation ontarienne de le suivre pour le reste de la tournée mondiale. 

«Ça a commencé au Canada et Axl a bien aimé l'expérience car on ne faisait jamais de drames en coulisses. Alors, quand est venu le temps de choisir un groupe rapidement, Axl a décidé de nous faire faire le tour du monde : Roumanie, Bosnie, Russie, Norvège, Finlande, Danemark, c'était vraiment super», se souvient Jones.

Vous voulez y aller?

Qui : Danko Jones

(invités : Say Yes)

Où : Chez Dagobert, 600, Grande Allée

Quand : jeudi à 20h

Billets : 23,79 $

Téléphone : 418 522-0393

Courrier électronique : info@lepointdevente.com

Site Web : lepointdevente.com/billets/D7P150430001/

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