Le solo qui a transformé la vie de Steven Fox

À New York, Steven Fox dirige notamment l'orchestre... (Photo fournie par Kim Fox)

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À New York, Steven Fox dirige notamment l'orchestre d'instruments d'époque de la Clarion Music Society et l'excellent choeur qui y est rattaché.

Photo fournie par Kim Fox

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(Québec) Quand on jette un coup d'oeil sur la page Web de l'Orchestre symphonique de Québec, on arrive difficilement à croire que la photo de ce tout jeune homme soit celle du chef d'orchestre. Il ne faut pas se fier aux apparences. Steven Fox ne fait pas ses 36 ans, mais il possède une solide expérience, surtout avec les choeurs, qu'il adore.

«Je viens du chant, dit le maestro natif de New York. J'ai toujours chanté dans des choeurs. Pour moi, c'est comme un premier amour.» 

Steven Fox est le chef invité de l'OSQ et du Choeur symphonique, cette semaine. On entendra les deux formations, ce soir, à la salle Louis-Fréchette, dans un programme tout Haydn avec, comme pièce de résistance, la Messe en si bémol majeur,  Hob. XXII : 14, dite Harmoniemesse. Le groupe de solistes réunit la soprano Florie Valiquette, la mezzo-soprano Julie Boulianne, le ténor Benjamin Butterfield et le baryton-basse Tyler Duncan.

Haydn, pour le chef, c'est bien plus qu'un grand compositeur. Son oeuvre semble carrément se trouver à l'origine de sa vocation musicale. «Chanter la Paukenmesse, la Messe pour un temps de guerre de Haydn, a été une de premières expériences à l'école. Je me souviens d'avoir chanté le premier solo de ténor dans le Kyrie. Ce fut une telle émotion pour moi que cela a transformé ma vie. Au conservatoire, j'ai ensuite appris la Theresienmesse, que j'ai adoré également.»

À Québec, Steven Fox dirigera pour la première fois de sa carrière la Harmoniemesse, «une des plus belles musiques que nous ayons», avait l'habitude de dire son professeur de musique. «Je ne l'avais jamais vraiment explorée, de sorte que ce concert m'arrive comme un cadeau, comme une chance de la connaître, indique-t-il. Et c'est vraiment une oeuvre extraordinaire. Il semble d'ailleurs que ce soit la toute dernière composition qu'ait complétée Haydn. Son envergure dépasse celle des autres messes. C'est la plus longue et on y trouve cette grande richesse des vents. C'est à cette richesse qu'elle doit son nom.»

À New York, Steven Fox dirige notamment l'orchestre d'instruments d'époque de la Clarion Music Society et l'excellent choeur qui y est rattaché. On peut l'entendre sur la Toile chanter la première mondiale de la Semaine sainte de Maximilian Osseyevich Steinberg, un compositeur russe dont l'oeuvre, interdite en Union soviétique, aurait réussi à traverser clandestinement le Rideau de fer. Alors qu'on la croyait perdue, la partition s'est retrouvée entre les mains d'un collègue de Steven Fox qui lui-même l'avait reçue d'un ami de Chostakovitch. Cette musique est aussi incroyable que son histoire. On dirait du Rachmaninov, mais en plus moderne.

Bernard Labadie, qui devait à l'origine diriger ce concert, avait également choisi de présenter, en plus de l'Harmoniemesse, la Symphonie no 100, dite Militaire. Steven Fox a respecté ce choix. Toutefois, en ouverture, au lieu de L'île déserte, on entendra L'Anima del Filosofo, que le chef adore, et que, fait-il valoir, Haydn a écrite à Londres à la même époque que la Militaire.

Vous voulez y aller?

Quoi : Haydn en trois tableaux

Qui : l'OSQ, le Choeur symphonique et le chef Steven Fox

Où : salle Louis-Fréchette

Quand : mercredi à 20h

Billets : à partir de 38,20 $

Tél. : 418 643-8131

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