Joseph Edgar: musicien en mission

Aux côtés des Radio Radio, Lisa LeBlanc et... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Aux côtés des Radio Radio, Lisa LeBlanc et Les Hay Babies, notamment, Joseph Edgar est un autre digne représentant de la dynamique «vague acadienne» qui déferle sur le Québec depuis quelques années.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Joseph Edgar est un homme en mission. Entre son engagement pour la diffusion et la vivacité de la culture acadienne et son propre travail d'auteur-compositeur-interprète, le musicien a mené la lutte sur deux fronts. Il savoure maintenant des victoires sur l'un comme sur l'autre.

La jeune quarantaine et un bon bagage musical sous le chapeau - quelque 10 ans au sein de la formation Zéro° Celsius et cinq albums en solo -, Joseph Edgar n'est pas né de la dernière pluie. Si un nombre grandissant d'oreilles québécoises se tendent vers sa musique depuis 2013, c'est qu'il a pris les moyens pour leur faire le grand jeu : il a quitté Moncton pour Montréal et après quatre disques indépendants, il a produit sous étiquette Ste-4 (une branche de Musicor) l'album Gazebo, une collection de chansons de facture consciemment plus pop. L'extrait Espionne russe a particulièrement fait bonne figure sur les palmarès et le clip, illustré par Edgar lui-même, a franchi le cap du million de vues en ligne. 

Aux côtés des Radio Radio, Lisa LeBlanc et Les Hay Babies, notamment, voilà donc un autre digne représentant de la dynamique «vague acadienne» qui déferle sur le Québec depuis quelques années. «Quand Radio Radio est arrivé, j'ai remarqué une grosse différence. Ils ont vraiment mis le pied dans ce mur qui existait entre les cultures québécoise et acadienne. Ç'a créé une sorte d'entonnoir où toutes sortes de choses ont pu ressortir», observe Joseph Edgar, lançant à la blague que le tout «fait partie d'un gros plan qu'on a de conquérir le monde!»

L'auteur-compositeur-interprète qui se produira demain soir au Petit Impérial cite aussi l'apport de Radio Radio dans sa propre transition professionnelle. «Avant de déménager, j'ai passé trois mois chez les gars... Là, je me suis mis à rencontrer pas mal plus de gens», raconte Joseph Edgar, dont les liens avec Jacques Alphonse Doucet et Gabriel Malenfant ne datent pas d'hier. «Je le connais depuis qu'il a 12 ans!» lance-t-il à propos de ce dernier, avec qui il a notamment partagé la direction artistique du festival «15 août des fous», sorte de réplique plus jeune au contenu traditionnellement offert pendant la fête nationale des Acadiens. «Au début, il y avait 300 ou 400 personnes, se souvient-il. Les dernières années, ils fermaient la rue Main de Moncton et il y avait 10 000 personnes.»

Sortir du folklore

Cette idée de sortir la musique de son coin de pays du folklore, Joseph Edgar la poursuit depuis belle lurette. À titre d'organisateur d'événements culturels lorsqu'il vivait à Moncton, mais surtout dans sa volonté de contribuer à créer en français une scène acadienne bien actuelle. 

«Quand Zéro° Celsius existait, on était de ceux qui pensaient que ça serait plus facile d'écrire en anglais, mais qui se disaient que l'Acadie continuerait d'être pour toujours des joueurs de violon si on ne changeait pas la donne, explique-t-il. On s'est donné cette mission-là. Au début, on n'était que quelques-uns à le faire, mais là, il y a tellement d'artistes. Vous connaissez les gros noms, mais par chez nous, il y a plein d'artistes intéressants qui sont en train de se bâtir un répertoire et qui vont commencer à venir par ici.»

Joseph Edgar raconte qu'un déménagement comme celui qu'il s'est imposé il y a quelques années aurait pu être mal interprété par ses pairs il n'y a pas si longtemps. «Dans les années 90, c'était un peu mal vu de déménager à Montréal pour essayer de percer. On disait à Marie-Jo [Thério] qu'elle devrait revenir ici... Avec du recul, je comprends que c'est parce qu'il y avait une scène qui se bâtissait. Dès qu'on perdait un des bâtisseurs, ça faisait mal», évoque l'auteur-compositeur-interprète, qui poursuit sa «mission» se faisant un point d'honneur de tremper sa plume dans la langue française, même si ce sont parfois des vers en anglais qui se pointent lorsqu'il écrit. Si Gazebo comptait quelques titres anglophones, le prochain album, qu'il souhaite enregistrer l'automne prochain, sera donc 100 % franco.

=> Vous voulez y aller?

  • Qui : Joseph Edgar et Jérôme Casabon
  • Quand : 17 avril à 20h (ouverture des portes à 19h)
  • : Petit Impérial
  • Billets : 22,50 $
  • Info : imperialbell.com/petit-imperial

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