Gino Vannelli: varier les plaisirs

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Gino Vannelli promet un programme puisant dans ses quatre décennies de carrière.

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(Québec) Gino Vannelli se défend bien d'être nostalgique : il se fait un devoir de «respecter» ses vieux succès, mais il ne se prive pas non plus pour les actualiser. Et s'il croit que l'univers de la pop a «perdu en signification» depuis l'époque où il était abonné aux palmarès, il continue de trouver son compte en mélangeant les genres et en variant les plaisirs musicaux.

Cinq ans après son dernier passage en ville, le Montréalais installé depuis plusieurs années en Oregon renouera avec son public de la capitale mercredi, au Palais Montcalm. «Le groupe est meilleur que jamais, s'enthousiasme-t-il. Je suis très chanceux. Ils viennent tous de Portland, c'est donc facile d'organiser des répétitions. Avant, on avait des musiciens de New York, de Los Angeles, d'un peu partout... J'ai décidé que je ne pouvais plus faire ça. Ça en devenait ridicule. Juste de réunir tout le monde, ça demandait tellement d'effort!» Loin de bouder les chansons qui l'ont propulsé au rang de vedette et qui lui ont fait vendre quelque 10 millions d'albums, Gino Vannelli promet un programme puisant dans ses quatre décennies de carrière. Pas de problème à piger dans le passé, du moment qu'on regarde quand même vers l'avant. «Généralement, j'aime bien me demander comment on jouerait une chanson si je l'avais composée aujourd'hui. Il faut respecter ce qui a été fait dans le passé. C'est une mise à jour logique», explique-t-il, ajoutant à la blague qu'il ne voulait pas devenir une «version karaoké» de lui-même. «Je perdrais certainement si on organisait un concours d'imitateur de moi-même», ajoute-t-il. 

Dans sa création aussi, le chanteur aime bien brouiller les cartes et mélanger les genres. Pour son prochain album, qu'il a commencé à enregistrer, c'est le folk et l'americana qui ont retenu son attention. «J'étais très attiré par le blues et l'americana, j'ai tenté d'adapter ça à mon propre style, note-t-il. Depuis deux ans, j'emportais une guitare partout où j'allais. J'ai écrit une trentaine de chansons. J'essaie de ramener tout ça à 15 pièces. J'avais plusieurs histoires à raconter. C'est ce qui me plaît dans ce style de musique : ça tient beaucoup à des récits.»

Musique en mutation

Avec des chansons à succès comme I Just Wanna Stop, Living Inside Myself, People Gotta Move ou Black Cars, Gino Vannelli a souvent eu l'occasion de lire son nom au palmarès. Maintenant qu'il a dépassé le stade des 40 ans de carrière, le chanteur dit ne pas nourrir beaucoup d'intérêt pour les hits de l'heure... et ceux qui les font rayonner. Ce n'est pas le talent qui manque, selon lui, mais les ambitions placées derrière la musique qui se sont transformées.

«La musique pop commerciale n'a pas beaucoup de signification pour moi. Je pense que les musiciens pop n'ont pas la même intention que ceux d'il y a plusieurs années. Avant, les gens voulaient être des artistes», observe-t-il, citant des noms comme Cat Stevens, Elton John, James Taylor ou Sting. «Leur passion, c'était d'être de grands artistes, reprend-il. Maintenant, la plupart des musiciens mainstream sont plus intéressés par le succès.»

Quant aux nouvelles habitudes des consommation de la musique (culture du simple, sites de diffusion en continu, etc.), elles contribuent aussi à changer la perception que le public entretient, croit Gino Vannelli.

«Quand j'ai commencé, la musique était plus importante pour les gens parce qu'ils n'avaient pas un iPhone avec 5000 applications dessus, avance-t-il. Maintenant, la musique est souvent un accompagnement. On fait autre chose en l'écoutant. Quand j'étais jeune, si tu achetais le nouvel album de Pink Floyd, tu l'écoutais et c'est tout ce que tu faisais pendant deux heures. C'est du passé. Ce n'est pas nécessairement mal... Mais il faut s'adapter à ça, il faut comprendre que la musique a changé. Il reste des fanatiques qui continuent de tendre une oreille attentive. C'est pour eux que j'aime faire de la musique.»

Vous voulez y aller?

Qui : Gino Vannelli (Gabrielle Shonk en première partie)

Quand : mercredi à 20h

Où : Palais Montcalm

Billets : de 80,75 à 132,50 $

Info : 418 641-6040

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