Le fond, la forme...et le party pour The Cat Empire

Pour son 1000e spectacle en carrière l'an passé,... (Photothèque Le Soleil)

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Pour son 1000e spectacle en carrière l'an passé, le groupe a célébré avec un show gratuit à Melbourne dans une place publique, devant 10 000 personnes environ.

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(Québec) Après une décennie de carrière et plus de 1000 concerts offerts aux quatre coins du monde - dont bon nombre en sol canadien -, les Australiens réunis sous la bannière The Cat Empire continuent d'entretenir leur réputation de métisseurs festifs et de performeurs explosifs. Alors que la bande s'offre ces jours-ci une nouvelle virée d'un océan à l'autre qui l'amènera sur les planches de la salle Albert-Rousseau mercredi, Le Soleil a fait le point avec l'auteur-compositeur, trompettiste et chanteur Harry James Angus.

Q Gardez-vousle fil du nombre de pays où vous avez joué?

R Je ne le fais pas personnellement, mais notre batteur est très organisé et il se charge de faire ça. Malheureusement, nous n'avons pas tant joué dans les pays qui nous ont le plus influencés musicalement. À nos débuts, nous étions beaucoup attirés par les musiques africaines, sud-américaines, de l'Inde ou du Moyen-Orient. Nous n'y allons pas pour l'ennuyeuse raison que les gens n'achètent pas vraiment de billets de spectacles dans ces coins-là. Mais on est allés pas mal partout ailleurs... Et on a enregistré un disque à Cuba, j'imagine que ça compte!

Q Dans tous ces voyages, vous réussissez àgarder l'harmonie dans le groupe?

R Ça arrive qu'on se tombe sur les nerfs, mais la plupart du temps, on s'embrasse et on fait la paix! [Rires] Le plus dur, c'est de garder une spontanéité sur scène. Quand tu fais ça depuis une décennie, que tu pars en tournée et que tu fais 30 spectacles en cinq semaines, c'est un défi d'être toujours spontané arrivé au 29e concert. On travaille fort là-dessus. Je pense que pour n'importe quel groupe qui fait de la tournée, c'est facile de tomber dans une routine où tu fais la même chose chaque soir. Certains vont même dire les mêmes choses, raconter les mêmes blagues.

Q Commentla cultivez-vous, cette spontanéité?

R L'idée, c'est juste de lâcher prise. Il y a des moments dans le spectacle où on jette tout en l'air et on se laisse aller. Parfois, ça ne fonctionne pas, mais c'est un risque à prendre. Parce que les gens s'en rendent compte quand on se demande où on s'en va... Mais je pense qu'ils apprécient qu'on soit là complètement et pas en train de se demander si on a laissé la cuisinière allumée à la maison. Et au moins, ça donne quelque chose de neuf.

Q Que répondez-vous à ceuxqui cherchent encore à mettre une étiquette sur votre musique?

R C'est toujours la question la plus difficile à répondre. C'était plus simple avant. Quand on a commencé, on s'était donné la mission d'incorporer le plus de barres obliques possibles dans notre définition : jazz/reggae/n'importe quoi... On voulait tout dire. Après un moment, on s'est rendu compte que ça devenait une sorte de gadget pour nous. Depuis, on a essayé d'unifier notre son de plus en plus sur chaque album. Je ne dis pas qu'on n'a plus d'influences des musiques du monde. Mais ce n'est plus la priorité. Maintenant, quand on me demande ce qu'on fait comme musique, je m'adapte à mon interlocuteur. Quand je pense qu'il aime le jazz, je dis qu'on fait du jazz. Et sinon, je dis qu'on est un band de party!

Q Ça devenait contraignant de vous imposer tous ces métissages musicaux?

R Ce qui semblait être quelque chose de créatif devenait un peu limitant. Et ce n'était pas si créatif après tout de juste emprunter des musiques ici et là. La vraie créativité, c'est plus profond que ça. Quand on écrit les chansons, on essaie de creuser pour trouver quelque chose de plus universel : une bonne mélodie et des paroles qui te font ressentir quelque chose. C'est un concept qu'on a compris et qu'on a poussé sur notre dernier album et celui sur lequel on travaille actuellement. On place l'écriture de chansons en premier et le reste est de l'assaisonnement.

Q Vous avez célébré votre 1000e spectacle l'année dernière. C'était comment?

R C'était vraiment bien parce qu'on a célébré ça avec un show gratuit à Melbourne dans une place publique. Il y avait tellement de monde! Je pense que 10 000 personnes sont venues. On a senti qu'on redonnait un peu à cette ville où on a commencé. Mais je pense que la plus grande foule devant laquelle on a joué demeure celle du Festival de jazz de Montréal. On se fait souvent demander quel a été notre plus gros spectacle. C'est sûr qu'on se souvient de ces moments, mais je ne suis pas trop enclin à en parler parce que pour moi, ce n'est pas si marquant. Les meilleurs moments de ma carrière sont musicaux...

Q Par exemple?

R Notre groupe improvise beaucoup sur scène. Et nous nous appuyons beaucoup sur le public. Nous avons la réputation d'offrir de bons spectacles, mais je crois que tous les gens qui viennent voir nos shows amènent ça avec eux. Ils s'attendent à un party, ils souhaitent une communion entre eux et avec nous sur scène. Ils apportent au moins la moitié de cette énergie. Les meilleurs moments sont donc ceux où nous atteignons cette espèce de bonheur musical. Tout le monde vibre ensemble et c'est juste beau! C'est peut-être pour ça que nous aimons tant jouer au Québec. Les foules ont tendance à être très énergiques.

***

Vous voulez y aller?

Qui : The Cat Empire

Quand : mercredi à 20h

Où : salle Albert-Rousseau

Billets : 34,50 $

Info : 418 659-6710

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