Richard Egarr et les Violons du Roy: au feu de la musique

La musique de Didon et Énée, Richard Egarr... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La musique de Didon et Énée, Richard Egarr l'a pour ainsi dire dans le sang.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Quand il avait 14 ans, Richard Egarr a eu la chance de faire partie des choeurs de Didon et Énée. Ténor ou alto, il ne se souvient plus exactement la voix qu'il chantait. Ce qu'il sait, c'est que l'étincelle que la musique de Purcell a allumée en lui ne s'est jamais éteinte.

Le directeur musical de l'Academy of Ancient Music est à Québec cette semaine pour préparer une importante série de concerts qui conduira les Violons du Roy et la Chapelle de Québec à Carnegie Hall, dimanche. Avant de se rendre à New York, l'orchestre et le choeur se produiront au Palais Montcalm demain soir, puis à la Maison symphonique de Montréal, vendredi.

C'est Bernard Labadie qui, à l'origine, devait diriger ce programme construit autour de l'opéra Didon et Énée d'Henry Purcell. Le chef fondateur des Violons a dû céder sa place pour cause de convalescence. Les circonstances auraient pu être plus gaies, néanmoins Richard Egarr se réjouit de pouvoir travailler avec les Violons du Roy. «C'est un honneur, dit-il. C'est un orchestre moderne qui possède une très bonne connaissance du style. Bernard, qui travaille régulièrement avec l'Academy of Ancient Music, est un chef hautement qualifié et informé. À la limite, la question des instruments apparaît secondaire. Peu importe l'outil, la musique demeure la même. Je suis tout simplement heureux de l'explorer avec les autres.»  

La musique de Didon et Énée, Richard Egarr l'a pour ainsi dire dans le sang. Notamment parce que cet opéra a accompagné les grandes étapes de sa carrière de chef d'orchestre, ses débuts au Barbican de Londres, tout comme ses débuts au Royal Albert Hall. Et cette année, pour son tout premier concert dans la grande salle à Carnegie Hall, ce sera encore Didon et Énée qu'il dirigera.

L'opéra sera présenté en version concert, c'est-à-dire sans mise en scène, mais dans le respect de sa nature dramatique. «Il le faut, insiste le chef. La musique de théâtre doit être faite d'une manière théâtrale.» 

Le programme, en première partie, comprend des extraits de The Fairy Queen et de King Arthur. Parmi les solistes, on trouve la soprano québécoise Hélène Guilmette, la soprano allemande Dorothea Röschmann et, à l'occasion de ses débuts en Amérique du Nord, le baryton néerlandais Henk Neven. La Chapelle de Québec compte 22 chanteurs, dont une demi-douzaine de solistes.  Les rangs des Violons du Roy sont portés à une vingtaine d'instrumentistes. 

Richard Egarr, fidèle à son habitude, dirigera du clavecin. En fait, en ce qui le concerne, diriger n'est peut-être pas le mot qui convient. Il préfère se considérer lui-même comme un membre de l'équipe. «Il s'agit d'une sorte de grande musique de chambre, dit-il. En réalité, ce sont les chanteurs qui doivent nous diriger.»

=> Vous voulez y aller?

  • Quoi : Didon et Énée
  • Qui : Les Violons du Roy; direction : Richard Egarr
  • : salle Raoul-Jobin
  • Quand : jeudi à 20h
  • Billets : de 23 $ à 84 $
  • Tél. : 418 641-6040

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