La filière canadienne de Ghostface Killah

«J'ai une bonne connexion avec les Canadiens. J'adore...

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«J'ai une bonne connexion avec les Canadiens. J'adore le Canada. J'ai recommencé à venir ici il y a peut-être un an et demi, mais, auparavant, je n'étais pas admis pendant 15 ou 16 ans [...] J'ai fait des démarches pour obtenir les papiers qui vont me permettre d'être résident ici», dit Ghostface Killah.

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(Québec) Membre fondateur du Wu-Tang Clan, Ghostface Killah aime bien le Canada... Mais son passé judiciaire l'a empêché d'y mettre les pieds pendant plusieurs années. Maintenant que les choses se sont calmées, voilà qu'il se reprend en grand.

On peut citer les prestations du Wu-Tang Clan au Festival d'été en 2013 et à Expo Québec l'année suivante. Puis cette collaboration avec le trio torontois BadBadNotGood, qui a lancé il y a quelques semaines l'album Sour Soul, sur lequel Ghostface Killah distille ses rimes. Le rappeur s'offre ces jours-ci une virée avec ses confrères du Wu-Tang Clan GZA et Cappadonna qui l'amènera dans une quinzaine de villes canadiennes, dont Québec, où il se produira au Cercle mardi prochain. Et il s'en promet une autre à l'automne, alors qu'il chapeautera un grand concours de musique. 

En entrevue au Soleil, le New-Yorkais est même allé jusqu'à dire qu'il songeait à s'installer de notre côté de la frontière. «J'ai une bonne connexion avec les Canadiens, note-t-il. J'adore le Canada. J'ai recommencé à venir ici il y a peut-être un an et demi, mais, auparavant, je n'étais pas admis pendant 15 ou

16 ans. Maintenant, je suis prêt à venir ici et voir ce que je peux y faire. J'ai fait des démarches pour obtenir les papiers qui vont me permettre d'être résident ici.» 

On peut donc conclure qu'il souhaiterait devenir Canadien? «Exactement!» lance le rappeur au bout du fil. «Je suis souvent ici pour le travail, ajoute-t-il. Si j'ai envie d'y avoir un endroit où me poser, pourquoi pas?»

À vos micros

Mardi, Ghostface Killah (Dennis Coles de son vrai nom) renouera avec ses fans de la capitale dans l'intimité du Cercle. Quelque 50 billets V.I.P. (vendus au coût de 58 $) donneront accès à une séance de photos et d'autographes avec les artistes avant le spectacle. S'il endisque régulièrement - «J'essaie juste de rester un peu pertinent. De nos jours, tu peux perdre ton identité si tu te fais trop discret», croit-il -, le rappeur prévoit se concentrer sur ses classiques lors de cette prestation. «En général, j'aime mieux faire les chansons qui sont plus connues du public, mais j'en ferai peut-être une ou deux nouvelles», précise-t-il. 

Plus tard cette année, une autre tournée canadienne figure à son agenda, mais cette fois, ce sont les membres du public qui seront invités à saisir le micro. Ghostface Killah jouera les découvreurs de talents à la barre du concours télévisé Canada Takes the Mic, qui vise à dénicher la nouvelle perle du rap, du soul ou du R&B. Au terme d'une série d'auditions, les finalistes s'affronteront devant un jury auquel siégera aussi Farley Flex, qu'on a pu voir dans l'émission Canadian Idol. Le vainqueur obtiendra notamment un contrat d'enregistrement chez Supreme Records, l'étiquette de Ghostface. 

Les auditions commenceront à Vancouver le 7 septembre et auront lieu à Québec les 1er et 2 octobre. S'il n'est pas prêt à rejeter d'emblée les candidatures francophones, Ghostface Killah avoue miser sur le bilinguisme des Québécois. «Je ne voudrais pas dire que c'est seulement pour les anglophones, parce que c'est un concours ouvert à tous. Ça dépend de ce que tu apportes sur la table... Mais je ne comprends pas d'autre langue que l'anglais, alors j'espère que les gens de votre ville peuvent aussi s'exprimer dans cette langue.»

Détails et inscriptions: www.canadatakesthemic.com

=> Vous voulez y aller?

  • Qui : Ghostface Killah, avec GZA et Cappadonna
  • Quand : mardi à 20h (ouverture des portes à 19h)
  • : Le Cercle
  • Billets : de 43 $ à 58 $
  • Info : www.le-cercle.ca

Attendre ou ne pas attendre 88 ans

Le moins qu'on puisse dire, c'est que le Wu-Tang Clan a fait jaser avec le projet Once Upon a Time in Shaolin, cet album produit à un seul exemplaire et destiné à être vendu aux enchères avec l'interdiction d'être commercialisé avant 88 ans.

Même les membres du groupe ne semblent pas s'entendre sur la pertinence de l'entreprise, que Method Man a déjà qualifiée publiquement de «stupide», avant de nuancer ses propos en apprenant que le propriétaire de l'album pourrait le faire entendre gratuitement s'il le souhaite. En entrevue au Soleil, Ghostface Killah se montre aussi ambivalent.

«On ne sait pas, ça pourrait faire naître toute une nouvelle génération de fans pour le Wu-Tang Clan, observe-t-il. Mais si ça ne tenait qu'à moi, on n'attendrait pas 88 ans avant de le lancer. On le donnerait aux gens. Si on sortait beaucoup d'albums, on pourrait dir : "OK, celui-ci est différent, on le lancera dans 88 ans pour le fun, pour voir ce que ça va faire, même si on ne sera plus là." Ce serait autre chose. Mais on n'a pas sorti tant d'albums dans les dernières années...»  

 

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