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 100 % Lemire: des rires sans éclats

On retrouve le Daniel Lemire qu'on connaît, qui... (Le Soleil, Yan Doublet)

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On retrouve le Daniel Lemire qu'on connaît, qui traite d'actualité et n'hésite pas à égratigner les politiciens. Un Lemire comme on l'aime, mais qui semble avoir perdu un peu de son mordant.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Il déride les foules depuis plus de 30 ans. Daniel Lemire était sur la scène de la salle Albert-Rousseau jeudi avec son 10e spectacle en carrière intitulé 100 % Lemire.

Le titre n'aurait pu être mieux choisi. On retrouve le Daniel Lemire qu'on connaît, qui traite d'actualité et n'hésite pas à égratigner les politiciens. Un Lemire comme on l'aime, mais qui semble avoir perdu un peu de son mordant.

Le spectacle, dont la mise en scène est signée Denis Bouchard, s'ouvre sur trois écrans de télévision. On y voit un Pierre Karl Péladeau rebaptisé «le gars du câble». «Il veut le pouvoir, le pouvoir infini», peut-on lire sur l'écran. La foule rigole en voyant le maire de Québec, Régis Labeaume, déguisé en Napoléon comme porte-parole du premier Festival de la mégalomanie. Une entrée en matière réussie.

Daniel Lemire voulait traiter d'histoire dans son spectacle. Il a eu la bonne idée de ne pas en faire son sujet principal, car le numéro sur la découverte de l'Amérique, dans lequel il incarne Bartolomé Colomb, frère de Christophe, tombe à plat. «On est arrivés avec la Nina, la Pinta et la Santa Maria et on est repartis avec le choléra, la tourista et la malaria», dit le personnage. Une des bonnes lignes du sketch.

Tout au long de la première partie, Lemire lance plusieurs bonnes blagues et quelques jeux de mots bien réfléchis. D'autres blagues semblent un peu faciles, un peu trop évidentes. Comme lorsqu'il parle des problèmes d'intestins de la reine : «Normal, ça fait 60 ans qu'elle est sur le trône!»

Bref, l'ensemble nous laisse perplexe. On cherche le fil conducteur. L'ingrédient qui ferait le lien entre tous les segments.

La deuxième partie nous réconcilie avec Lemire. Il débute par un segment très drôle sur la circulation. Il se retrouve coincé dans le trafic, devient impatient, klaxonne. Il montre le ridicule de la situation. Beaucoup se reconnaîtront dans cette séquence. 

Arrivent ensuite les personnages tant aimés du public. D'abord Yvon Travaillé, chef du parti GBS (Gros Bon Sens). Ronnie lui succède. Et qui de mieux que Ronnie pour parler de marijuana thérapeutique!

La finale est réservée à Oncle Georges, devenu coach de vie. Sa démonstration de la position du lotus en yoga nous prouve une chose : Oncle Georges manque de souplesse. Mais il ne manque pas de nous faire rire!

Les jeux de mots propres à Lemire sont beaucoup plus efficaces lorsqu'ils sortent de la bouche de ses personnages. Dans 100 % Lemire, on sourit beaucoup, on rit parfois, mais pas aux éclats. Dommage.

Le spectacle 100 % Lemire reviendra à la salle Albert-Rousseau les 17 et 18 avril.

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