Critique

Maxim Martin enfin lui-même

Après six ans d'abstinence, c'est l'acceptation pleine et... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Après six ans d'abstinence, c'est l'acceptation pleine et entière de son passé que Maxim Martin a choisi d'afficher.

Le Soleil, Yan Doublet

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<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) Maxim Martin a passé «20 ans de sa vie en tabarnak», mais maintenant, c'est derrière lui. C'est ce qu'il essaie de nous faire croire avec son nouveau spectacle Enfin, mais rassurez-vous, il lui reste encore un peu de fiel pour faire rigoler son public. Sauf que maintenant, c'est principalement vers sa propre vie et ses défauts qu'il retourne son miroir.

L'humoriste ne l'a pas eue facile pendant un bon bout de temps, pris avec des problèmes sérieux de consommation de drogue. La révélation en avait été faite dans son dernier spectacle, Tout va bien. Cette fois, après six ans d'abstinence, c'est plutôt l'acceptation pleine et entière de ce passé que le comique a choisi d'afficher.

C'est un Maxim Martin clairement très confiant, bien qu'un peu fébrile en début de parcours (la dégaine molle et ultra-rapide en faisant foi), qui s'est présenté sur la scène de la salle Albert-Rousseau. Il était prêt à déballer son sac, et nous expliquer comment il a «sacrifié son bonheur» pendant toutes ces années... pour pouvoir nous faire rire aujourd'hui.

En première partie, Maxim Martin a su trouver un équilibre plutôt efficace entre le ton habituel qu'on lui connaît, plutôt cru, assez bitch et même parfois un peu violent, et une certaine sérénité atteinte avec le passage des années et les épreuves de la vie. 

On voit ainsi apparaître quelques belles trouvailles de langage, semées entre des anecdotes qui louvoient entre ses expériences sexuelles désastreuses sur un high et son excessivité qui s'exprime maintenant dans l'entraînement physique, entre des blagues sur les handicapés, les femmes enceintes et les gais pas tout à fait politiquement correctes et ses observations sur les thérapies où les problèmes «viennent en format familial», comme chez Costco.

En début de deuxième partie, Maxim Martin est apparu un peu plus dissipé, peut-être moins en contrôle, dans un segment sur ses années de primaire à Québec qui semblait s'embourber et rater la cible. 

Après, on est revenu dans un rythme de croisière plus dynamique, mais dans des anecdotes à caractère sexuel qui n'échappaient pas aux lieux communs. Le style plutôt statique de stand-up classique commençait à s'essouffler, mais a repris un élan avec cette histoire surprenante de baise avec une sidéenne, où il s'est fait «le Casque bleu de la baise, l'ONU de la chatte».

Alors qu'on ne l'attendait plus trop, Maxim Martin a terminé avec une finale franchement amusante et plus originale sur sa vie de père, en bouclant la boucle efficacement et avec une certaine tendresse qu'on ne lui imaginait pas nécessairement.

Maxim Martin reviendra à la salle Albert-Rousseau le 4 novembre.

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