• Le Soleil > 
  • Arts > 
  • Sur scène 
  • > Le Festival de jazz de Québec perd deux de ses piliers, dont son fondateur 

Le Festival de jazz de Québec perd deux de ses piliers, dont son fondateur

Gino Ste-Marie (au centre) et Simon Couillard lors... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Gino Ste-Marie (au centre) et Simon Couillard lors du festival de 2013 en compagnie de Dorothy Berryman

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) D'importants changements secouent le Festival de jazz de Québec. Le directeur général et fondateur de l'événement, Gino Ste-Marie, ainsi que le directeur de la programmation et des communications, Simon Couillard, ont tous deux remis leur démission, a appris Le Soleil.

Ces départs ont de quoi surprendre, d'autant que M. Ste-Marie a fondé l'événement à même son défunt restaurant, Le Largo, en 2007. Ils surviennent au moment où le Festival annonce la nomination d'un nouveau directeur général, André Pérusse. Ce dernier s'est notamment fait connaître au Festi-jazz de Rimouski, de 1986 à 2005.

Simon Couillard ne cache pas que des différends idéologiques avec le conseil d'administration ont motivé les démissions : «On ne sentait plus qu'on avait la liberté de développer la vision artistique qu'on a.» Il pointe ses préoccupations d'un événement «jazz à 100 %», avec l'accent sur la relève, les talents québécois, de même que sur l'invitation de grosses pointures internationales. Les deux hommes avaient aussi à coeur une programmation vivante à l'année et pas seulement durant la période de l'événement : «C'est super important de garder la clientèle active.»

Malgré des désaccords avec le C. A., M. Couillard assure que personne ne s'est fait montrer la porte. Toutefois, l'arrivée d'un nouveau directeur général, dont la mission est d'améliorer la gestion financière, signifiait que M. Ste-Marie se concentrerait uniquement sur la direction artistique. Il faut dire que le festival avait eu des années difficiles côté budgétaire, mais avait renoué l'an dernier avec l'équilibre. Simon Couillard, de son côté, aurait continué de cumuler les mêmes tâches, ce qu'il estimait invivable, compte tenu de l'ampleur qu'a prise le Festival ces dernières années, avec son statut international.

Les départs sont forcément très émotifs, M. Ste-Marie ayant vu naître l'événement, et M. Couillard y étant présent depuis 2008, or ils se feraient sans animosité : «On arrive à la fin d'une belle entente, à l'amiable, on veut que ça se passe bien», souligne M. Couillard.

Collaboration

Les deux démissionnaires ont offert leur collaboration à l'équipe en place, et M. Ste-Marie, à titre de membre fondateur, avec Virginie Hamel et Carlos Ste-Marie, sera encore invité à assister à certaines réunions du C. A.

Par ailleurs, les deux hommes demeureront actifs dans le registre jazz à Québec ou ailleurs. Gino Ste-Marie entretient une collaboration fructueuse avec le House of Jazz, à Laval. Il a aussi fondé sa boîte de production, Virgo Jazz. Simon Couillard, pour sa part, a depuis l'an dernier sa propre agence, Arté Boréal, qui représente notamment Ariel Pocock, Jim Doxas et Guy St-Onge, et demeure actif la programmation de spectacles en ville. Tous deux souhaitent développer de nouvelles plateformes pour la présence du jazz à l'année à Québec et jonglent avec différents concepts.

Le Festival international de jazz de Québec doit annoncer sous peu les dates de sa cuvée 2015.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer