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The Alan Parsons Live Project: à grand déploiement!

Alan Parsons, dont on entendait plutôt rarement la... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Alan Parsons, dont on entendait plutôt rarement la voix sur ses albums, a pris le micro à quelques reprises.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le Alan Parsons Project a beau n'avoir présenté qu'un seul et unique spectacle en 15 ans d'existence, de 1975 à 1990, le leader du groupe qui porte son nom a décidé de rattraper le temps perdu au cours des 20 dernières années. De passage à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec, Parsons a présenté jeudi soir un spectacle à grand déploiement avec ceux qui composent ce qu'il appelle désormais son Live Project.

Deux heures de musique, huit musiciens chevronnés et leurs huit voix sur scène et 24 pièces touchant à tous les albums studio du groupe dont le répertoire se situe quelque part entre le soft rock et le rock progressif avec un souci du détail ancré dans le perfectionnisme de Parsons, qui est un ingénieur de son reconnu notamment pour son travail sur le mythique The Dark Side of the Moon de Pink Floyd.

Précisons cependant qu'outre Parsons, aucun des membres du groupe qui a joué jeudi n'a participé à ces albums, exception faite de la nouvelle pièce Do You Live At All qui sera lancée en avril. De toute façon, le Alan Parsons Project a toujours été un collectif à géométrie variable dont Parsons et son défunt acolyte, Eric Woolfson, sélectionnaient les membres selon leurs besoins.

Parsons et Olsson

Les compagnons de route du Britannique connaissent cependant le matériel puisqu'ils le suivent depuis cinq ans déjà. Après un début instrumental, Parsons a été ovationné dès qu'il est monté sur scène, long foulard blanc au cou et veston dont les manches étaient ornées de paillettes.

À tout seigneur, tout honneur, il est allé s'installer aux claviers sur la plateforme située en plein centre de la scène, celle où le batteur prend place dans la plupart des spectacles. Est ensuite arrivé P.J. Olsson, un jeune homme du Michigan dont le père était l'un des dirigeants de Motown Records et qui est maintenant le chanteur principal du groupe de Parsons.

Olsson s'est immédiatement lancé dans Damned If I Do, un succès tiré de l'album Eve, et s'est bien tiré d'affaires sur ce titre originalement interprété par le chanteur Lenny Zakatek, dont les cordes vocales étaient légendaires.

Parsons, dont on entendait plutôt rarement la voix sur ses albums, a aussi pris le micro à quelques reprises, se gardant les classiques Don't Answer Me, Eye in the Sky et Games People Play, jouant en même temps de la guitare ou du clavier.

Excluant le claviériste Manny Focarazzo et le batteur Danny Thompson, les six autres membres de l'octuor ont d'ailleurs eu la chance de chanter quelques chansons jeudi soir. S'exprimant presque tout le temps en français, le général Parsons a pris soin de présenter tous ses soldats, faisant remarquer que les parents de son guitariste Dan Tracey-Castonguay étaient originaires de Lotbinière.

Hommages

Malgré tous ces jeunes musiciens qui l'entourent, le vétéran de 66 ans a aussi démontré qu'il n'oubliait pas ses anciens acolytes en saluant de belle façon le chanteur Chris Rainbow, décédé le 22 février, et lui dédiant Days Are Numbers, une pièce qu'il chantait sur l'album Vulture Culture et reprise par Tracey-Castonguay. 

Il a aussi salué Woolfson au moment d'interpréter l'une de ses compositions, Limelight, qu'il a toujours soupçonnée d'être à propos de celui qui est décédé en décembre 2009 même si ce dernier l'avait toujours nié. «Je vais vous laisser décider...», a-t-il d'ailleurs lancé au public.

Le groupe a été ovationné à plusieurs reprises par la salle pleine à craquer, notamment quand il a interprété dans son intégralité la suite The Turn of a Friendly Card, une pièce de résistance de plus de 15 minutes. 

Le public composé essentiellement de baby-boomers passait assurément un bon moment et l'excellente pièce instrumentale Sirius a aussi provoqué des cris de satisfaction. Les amateurs de basketball s'en souviendront comme de la musique qui accompagnait la présentation des joueurs des Bulls de Chicago de l'ère Michael Jordan et les fans de la WWF s'en rappellent comme de celle qu'on pouvait entendre quand l'acrobatique lutteur Ricky «The Dragon» Steamboat montait sur le ring avec son iguane...

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