CRITIQUE

Mahler et Bruckner sans compromis à l'OSQ

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(Québec) Les étudiants du Conservatoire et de la Faculté de musique sont venus gonfler les rangs de l'Orchestre symphonique de Québec, mercredi soir. Les pupitres des premiers et des seconds violons s'étendaient sur plusieurs rangs à la gauche et à la droite du chef Fabien Gabel. L'exécution de la musique de Mahler et de Bruckner, surtout dans la peu avantageuse salle Louis-Fréchette, réclamait un tel effectif.

Avec neuf contrebasses pour attaquer la Totenfeier (ou Cérémonie funèbre), on commence à jaser. On atteint la masse critique. Les trompettes et les cors disposent d'une bonne marge de manoeuvre, comme on a pu le constater dans le formidable fortississimo central, une sorte de sommet couronné par un éclatant sol aigu aux timbales. Toutes les sections semblaient s'équilibrer sans qu'on ait vraiment à faire de compromis du point de vue de la puissance.

L'OSQ parvient également à se donner une sonorité très consistante dans la 9e de Bruckner. Les deux premiers mouvements, du moins, ne manquaient pas de panache. Notons les unissons de bois et de cuivres, monumentaux. Et puis, sous la direction de Fabien Gabel, le Scherzo ne perd jamais son ressort, ce qui est méritoire, car le morceau affiche la légèreté d'un paquebot. On pouvait par contre avoir des réserves en ce qui concerne l'Adagio final. L'engagement (ou le relâchement) des différents pupitres de violons variait selon qu'ils se trouvaient ou non à proximité du chef.

De Rideau et Fanfares, du compositeur québécois Simon Bertrand, présentée en ouverture, je retiens surtout sa durée. Comparé à Bruckner, c'est à peine un courant d'air. Trois attaques initiales, une série d'arpèges remplis de quintes diminuées, un passage très marqué en pizzicati et la pièce est déjà loin.

Ce concert présenté en collaboration avec les deux principales institutions d'enseignement musical de Québec s'inscrivait par ailleurs dans la tradition établie à l'époque de Yoav Talmi. La différence, c'est que sous l'ancien directeur, cet événement attirait davantage. Mercredi, on pouvait observer une quantité non négligeable de fauteuils vides au parterre.

ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC. Direction : Fabien Gabel, chef d'orchestre. Avec les étudiants du Conservatoire de musique de Québec et de la Faculté de musique de l'Université Laval. Simon Bertrand : Rideau et Fanfares. Gustav Mahler : Totenfeier (Cérémonie funèbre). Anton Bruckner : Symphonie no 9 en ré mineur. Mercredi soir à la salle Louis-Fréchette.

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