Violons du Roy: l'évidence toute simple de la beauté

Dans le Concerto en ré majeur, on aurait... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Dans le Concerto en ré majeur, on aurait pu comparer le son d'Anthony Marwood à un ruban de soie.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La beauté du jeu du violoniste Anthony Marwood dans les concertos de Mozart s'impose comme une sorte d'évidence. Jeudi, à la salle Raoul-Jobin, devant cette élégance, ce goût, cette intelligence, tout commentaire devenait parfaitement superflu. Il n'y avait rien de mieux à faire que d'écouter.

Dans le Concerto en ré majeur, on aurait pu comparer le son d'Anthony Marwood à un ruban de soie. En revanche, celui de l'orchestre, parfois, faisait plutôt penser à du fil à beurre. J'exagère, bien sûr. Reste qu'à côté de l'élégance du soliste, la tenue plus ou moins soignée des Violons du Roy tranchait. Ce n'est pas la faute du chef Mathieu Lussier. C'est plutôt à cause des instrumentistes supplémentaires venus s'ajouter à l'effectif régulier à l'occasion de la tournée qui, à compter de demain et pendant presque tout le mois de mars, doit conduire l'orchestre et le pianiste Marc-André Hamelin dans une dizaine de villes du Canada et des États-Unis. Jeudi, c'est comme si cet ensemble élargi n'avait pas encore trouvé sa rondeur.

Remarquez, on a affaire à des pros. Déjà, en deuxième partie, les tutti de cordes avaient gagné en homogénéité, me semble-t-il. L'entrée du violon solo, au début du Concerto en sol majeur, était un moment de pur ravissement. Malheureusement, ça s'est gâté. Là d'où je me trouvais, la paire de cors était bien trop présente. Dans l'Adagio, un morceau dont la grâce tient du miracle, elle couvrait systématiquement les flûtes. Le Rondeau passait mieux. Mathieu Lussier, on le sentait, savait précisément où il s'en allait. 

L'invasion des cors s'est accentuée au début de la Symphonie des adieux. Impossible d'entendre les syncopes des violons II. Privée cet élément clé, la belle mécanique haydénienne n'avait plus trop de sens. Dans le tempo extrêmement vif choisi par le chef - je ne crois pas avoir jamais entendu jouer ce morceau aussi rapidement - , on perdait encore une partie du relief.  

LES VIOLONS DU ROY. Direction : Mathieu Lussier, chef d'orchestre. Soliste : Anthony Marwood, violoniste. J.-P. Rameau : Suite Les boréades. W. A. Mozart : Concerto pour violon no 2 en ré majeur, K. 211, Concerto pour violon no 3 en sol majeur, K. 216. F. J. Haydn : Symphonie no 45 en fa dièse mineur «Les adieux». Jeudi soir à la salle Raoul-Jobin.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer