Critique

Électrisante Marie-Pierre Arthur

La chanteuse et bassiste prend son pied à... (Photo Le Soleil, Yan Doublet)

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La chanteuse et bassiste prend son pied à jouer ses nouvelles chansons. Elle n'a pas boudé son plaisir vendredi, elle qui a consacré la majeure partie de son spectacle aux titres de Si l'aurore.

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(Québec) Sur son dernier album encore tout chaud, Marie-Pierre Arthur a assouvi ses envies de nostalgie, réécrit sa définition des accords cheesy et plongé tête première dans des tableaux musicaux aussi sensuels qu'audacieux. Sur la scène de l'Impérial, elle a livré un peu de tout ça, vendredi. Mais elle l'a branché sur le 220.

La tournée a beau être jeune, on était loin du spectacle de rodage, vendredi. Marie-Pierre Arthur a lancé son troisième album Si l'aurore, il y a à peine deux semaines, mais ses complices et elle n'ont pas tardé à mettre le matériel à leur main. Ils sont arrivés prêts dans la capitale, armés de six colonnes d'éclairage aux couleurs vives et d'une offrande musicale plus que solide. 

La chanteuse et bassiste prend son pied à jouer ses nouvelles chansons, ça se voit. Elle n'a pas boudé son plaisir vendredi. Si elle a ouvert quelques parenthèses sur le passé, - dont une explosive relecture de Droit devant et de sautillantes livraisons des toujours réjouissantes Emmène-moi et Si tu savais -, elle a consacré la majeure partie de son spectacle aux titres de Si l'aurore. L'univers sensuel créé en studio a pris une dimension plus dense et plus pesante sur les planches. De quoi faire lever le party sur scène et au parterre... Au moment d'écrire ces lignes, ça y allait à fond de train et ça ne semblait pas près de s'essouffler.

Fire/Works et Antoine Corriveau

La formation Fire/Works avait été mandatée pour ouvrir cette soirée en crescendo. Les Montréalais sont débarqués à l'Impérial avec un univers indie-rock bien construit et fort en textures... mais peut-être un peu trop mollo pour captiver - et faire taire! - un public un peu dissipé en ce jeune vendredi soir. Ils ont néanmoins réussi à gagner leur foule, en toute fin de prestation, avec la très convaincante Elephants, tirée de leur album Shenanigans

Juste après, Antoine Corriveau a servi une solide portion de folk-rock, articulée autour des titres de son deuxième album, Les ombres longues, paru l'an dernier. Une voix plutôt rauque, une guitare électrique, un batteur, une violoncelliste... Et du décibel en bonne quantité. L'auteur-compositeur-interprète n'est certes pas le plus flamboyant, mais sa présence scénique a quelque chose de magnétique. Il sera de retour au Petit Impérial le 11 avril. Julie Blanche, qui lance son premier album mardi, sera aussi de la partie.

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