Temps durs pour le Village en chanson de Petite-Vallée

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Une dette de près de 300 000 $ fait craindre le pire, même si le directeur artistique de Village en chanson Petite-Vallée, Alan Côté, assure que le 33e Festival en chanson, prévu du 26 juin au 3 juillet, n'est pas menacé.

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Petite-Vallée) Les temps sont durs pour le Village en chanson de Petite-Vallée, en Gaspésie. Une dette de près de 300 000 $ fait craindre le pire, même si son directeur artistique, Alan Côté, assure que le 33e Festival en chanson, prévu du 26 juin au 3 juillet, n'est pas menacé.

L'organisme traîne un déficit depuis trois ans. Même s'il a procédé à des compressions de 30 000 $ dans la masse salariale, le manque à gagner s'est creusé de 40 000 $ de plus par rapport à l'an dernier. Il se situe précisément à 272 221 $. «On peut pas se permettre de faire un autre déficit», admet M. Côté.

Plusieurs facteurs expliquent les difficultés financières du Village en chanson. «Le rapport Rozon nous a fait mal, estime Alan Côté. On a changé les paramètres de soutien à Tourisme Québec. Le rapport Rozon a dit de concentrer les investissements dans les grands centres et que ça allait déborder vers les régions. À part la tempête Arthur de l'été dernier, on n'a pas vu grand débordement! Notre gros problème, c'est qu'on est quelque chose d'assez atypique. C'est ce qui fait notre force. Mais Tourisme Québec n'en tient pas compte.»

Les changements fréquents de gouvernement n'ont pas non plus aidé la cause de l'organisation, selon ses dirigeants. «On a changé trois fois de gouvernement en trois ans, rappelle M. Côté. À chaque fois, je dois reprendre mon bâton de pèlerin pour réexpliquer qui on est. On avait un fonds avec la CRÉ [conférence régionale des élus] de 100 000 $ qui était donné aux festivals dans la région. Pour nous, ce sont 17 000 $ qu'on sait pas encore si on va les avoir.»

Morosité

La morosité économique de la région, liée notamment à la perte, depuis 2001, du tiers de la population régionale, ajoute aux difficultés rencontrées par le Village en chanson.

Le Village en chanson, qui gère le Festival en chanson, le Camp en chanson, la Petite École et une programmation annuelle de spectacles au Café de la Vieille Forge, est une entreprise d'économie sociale qui, depuis 32 ans, dépasse le million et demi de dollars de chiffre d'affaires. Cela représente sept fois le budget de la municipalité qui l'abrite, Petite-Vallée. Les retombées sur le milieu sont évaluées à 2,3 millions $. Quelque cinquante emplois saisonniers et cinq autres permanents en dépendent. Pendant le festival, le nombre de visiteurs est évalué à près de 20 000.

Des élus de quatre municipalités et une quarantaine de citoyens du secteur de l'Estran, où est située Petite-Vallée, se sont réunis en fin de semaine dernière afin de trouver des pistes de solution visant à sortir l'organisme du bourbier financier. Alan Côté qualifie la rencontre d'historique.

Parmi les actions proposées, l'organisme compte en appeler de la solidarité des municipalités autour de Petite-Vallée, mais également de celle de la communauté culturelle de toute la Gaspésie et du Québec. «Après 32 ans à se renouveler, je crois pas qu'on va nous abandonner, présume Alan Côté. Nous, on n'abandonnera pas!»

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