Épatante Angélique!

Comme lors de son passage au Festival d'été... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Comme lors de son passage au Festival d'été de Québec en 2012 (ci-dessus), Angélique Kidjo a réchauffé le coeur des spectateurs, vendredi, au Palais Montcalm.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) L'hiver a disparu, vendredi au Palais Montcalm, le temps d'une chaude soirée musicale rythmée par l'énergique Angélique Kidjo. Avec la chanteuse béninoise, on a chanté, on a dansé, on a rigolé, mais on a aussi réfléchi sérieusement à la condition parfois difficile des femmes dans le monde. Tout ça avec un égal plaisir.

Angélique Kidjo n'est pas femme à laisser traîner les choses : sa salle était réchauffée après... une chanson. «Vous êtes en forme? Vous n'allez pas rester assis, alors!» a lancé dès le départ l'artiste africaine à l'incroyable puissance vocale, à une salle Raoul-Jobin presque remplie d'un public conquis à l'avance.

Celle qui a raflé son deuxième Grammy en carrière il y a moins de deux semaines (pour le meilleur album de musiques du monde), était d'ailleurs dangereusement en forme (et en verve!), vendredi soir. Son public aussi, lui qui ne s'est pas gêné pour se déhancher (et chanter) avec enthousiasme, à plusieurs reprises.

Le concert de la Béninoise de 54 ans était composé de la plupart des titres de l'album récemment récompensé à Los Angeles, Eve, titré en l'honneur de sa mère Yvonne, dont c'est le surnom. Angélique a d'ailleurs interprété Bana... en compagnie de la voix de sa mère de 88 ans, qui tenait absolument à chanter elle aussi, malgré son asthme chronique, a raconté sa fille en rigolant gentiment.

Ambassadrice de l'UNICEF depuis 2002, Angélique Kidjo est aussi une militante de longue date pour le droit des femmes (son dernier album est un hommage à la résilience et à la beauté des femmes africaines) et, malgré le ton résolument festif de la soirée, Kidjo ne s'est pas privée pour rappeler les difficultés vécues par plusieurs femmes sur le continent africain, et ailleurs dans le monde.

Des propos sérieux, mais jamais lourds, ni moralisateurs, pendant lesquels on aurait pu entendre une mouche voler. Kidjo a aussi parlé de paix et de tolérance, avec conviction et émotion. Encore là, sans jamais faire de prêchi-prêcha.

Mais n'ayez crainte, ce n'est pas parce qu'on a réfléchi qu'on s'est pris la tête, loin de là. En plus de chanter (divinement), Angélique Kidjo est une danseuse formidable, qui rythme ses chansons de danses traditionnelles africaines, et chaque envolée gestuelle de la diva béninoise suscite les applaudissements nourris de la salle. Avec raison.

Moment fort de la soirée, Angélique Kidjo a interprété le grand succès de son idole Miriam Makeba, Pata Pata, une chanson que tous connaissent, a assuré Kidjo avant d'entamer la pièce, «sinon vous ne vivez pas sur cette planète!» On est rassurée, on l'a reconnue tout de suite.

En fin de parcours, Angélique a invité son public sur scène pour danser avec elle sur un long jam prolongeant la pièce Tumba. Plusieurs ont répondu à l'invitation de la chanteuse, qui a encouragé tout du long ses danseurs d'un soir, alors qu'ils improvisaient de réjouissantes chorégraphies.

Inutile de vous dire que les spectateurs dans la salle étaient aussi debout sur leurs deux pieds, à danser joyeusement sans reprendre leur souffle. Ah, si tous les soirs d'hiver pouvaient être comme ça...

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