Offensive commune des diffuseurs de Québec

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Une vue des kiosques de la Place du marché

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Les diffuseurs de Québec pourraient sous peu se réunir sous une même bannière dans un effort commun pour agrandir le bassin de spectateurs qui fréquentent leurs salles. L'objectif: asseoir l'image de marque de la capitale comme ville de spectacle.

Près de cinq mois après la tenue du sommet Vision Culture 2025, les travaux entrepris lors de ce grand rassemblement du milieu culturel commencent à porter leurs fruits. Le dialogue souhaité en septembre entre les diffuseurs déjà implantés à Québec et le gestionnaire du nouvel amphithéâtre, le groupe Québecor, aboutira prochainement à une stratégie commune de promotion, indique la présidente de la Table de diffusion des arts de la scène du Conseil de la culture, Diane Blanchette. 

«C'est vraiment une offensive promotionnelle», explique Mme Blanchette, aussi directrice générale de la salle L'Anglicane à Lévis. «On veut qu'il y ait une espèce de branding qui soit promu non pas individuellement, mais qui soit mis en place pour que le territoire de la région de Québec soit reconnu comme un endroit par excellence pour venir voir des spectacles», ajoute-t-elle. 

Pour illustrer son propos, Mme Blanchette évoque l'exemple de la stratégie publicitaire élaborée par les producteurs de lait du Québec autour des Fromages d'ici. Les diffuseurs de la capitale pourraient ainsi se doter d'un slogan commun, d'une image promotionnelle partagée par plusieurs salles. «Ce qu'on essaie de faire, c'est que la tarte que représente le public augmente, indique-t-elle. C'est d'aller chercher des spectateurs qui ne sortaient pas. C'est aussi d'amener des gens de l'extérieur de la région qui vont être attirés par les spectacles que l'amphithéâtre va présenter afin que la région devienne un territoire spectacle par excellence, où la vitalité des arts de la scène est grande et diversifiée. Assez pour qu'on ait envie d'y venir pour ça.»

Collaboration

Interrogée en marge de la 28e Bourse RIDEAU, qui s'est terminée hier, Diane Blanchette ne nie pas que l'arrivée de Québecor dans le décor culturel de la capitale a suscité des inquiétudes, surtout que les temps sont durs pour les diffuseurs. Cette préoccupation avait d'ailleurs été clairement exprimée en septembre pendant le somment Vision Culture 2025. 

«L'amphithéâtre, il est là, il s'en vient, note-t-elle. Mais pour le moment, il n'y a pas de Nordiques. Québecor est mandaté pour non seulement arriver, mais pour faire des affaires. Ils vont programmer des spectacles et oui, ça va ébranler le marché.»

Avec des taux d'achalandage en baisse et la certitude que le budget spectacle de monsieur et madame Tout-le-monde n'augmente pas non plus, les intervenants - dont Québecor - réunis à la Table de diffusion des arts de la scène font le pari que l'union fait la force. 

«On est conscient qu'on a un méchant défi, résume Diane Blanchette. Québecor aussi a cette conscience-là. Il faut qu'il la remplisse, sa salle. Mais on ne travaille pas l'un contre l'autre parce qu'on a tous ce défi collectif là. Ce sont des gens d'affaires qui ne sont pas là pour faire la charité. Mais on sent qu'ils ne veulent pas arriver comme un bulldozer pour tout écraser. Il y a une collaboration.»

Parmi les actions envisagées, on pourrait ainsi voir le hall de l'amphithéâtre mis à profit pour attirer l'attention des spectateurs vers les programmations d'autres diffuseurs, note Diane Blanchette. «Ça ne sert à rien de dire qu'il n'y a pas de place pour une nouvelle salle. L'idée, c'est de voir comment l'amphithéâtre, qui pourrait être une menace pour tous, peut devenir une opportunité», conclut-elle.

RIDEAU décerne ses prix

Grande foire du spectacle, la 28e Bourse RIDEAU s'est terminée hier avec sa traditionnelle remise de prix. En plus de l'hommage rendu au pianiste Oliver Jones et du prix Reconnaissance remis à la directrice de la salle Pauline-Julien, Diane Perreault, une douzaine de récompenses ont été décernées à des artistes et à des diffuseurs pendant le gala présenté hier soir au Capitole.

Parmi les lauréats locaux, l'auteur-compositeur-interprète Tire le coyote a reçu (ex aequo avec l'auteur et comédien Jean-Philippe Lehoux) le prix ROSEQ/RIDEAU, qui lui offrira notamment une vitrine lors des Rencontres du ROSEQ. La troupe de théâtre Nuages en pantalon a remporté le prix RADARTS/RIDEAU qui lui vaudra une invitation à la FrancoFête en Acadie, alors que la compagnie PLA'C'ART a vu sont travail souligné pour la tournée Les trois exils de Christian E.

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