OSQ: majestueux Tchaïkovski

En première partie, l'OSQ recevait Johannes Moser, violoncelliste... (Photo le soleil, Caroline Grégoire)

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En première partie, l'OSQ recevait Johannes Moser, violoncelliste germano-canadien au jeu aussi soigné qu'étincelant.

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(Québec) Fabien Gabel à sa tête, Tchaïkovski au programme, l'Orchestre symphonique de Québec a offert mercredi une soirée tout autant remplie de brillantes performances individuelles que de vigoureux élans collectifs.

Dans la Symphonie no 5, oeuvre qu'on pourra sans se tromper qualifier de plat de résistance du concert, l'énergie du directeur musical a visiblement inspiré l'OSQ. Gabel n'a jamais tenu quoi que ce soit pour acquis. Habité par une conviction intime et sincère, on sentait qu'il cherchait à dépasser le lieu commun et à transcender la partition. On a eu droit à une interprétation hautement dramatique, à la fois vivante et spirituelle, renouvelée à chacun des mouvements.

Dans la Valse, le chef n'a toléré aucun relâchement, si bien qu'il est parvenu à maintenir durant tout ce morceau un caractère ludique et vif qui rappelait le scherzo. Au Finale, timbales, tuba, trombones, trompettes et cors réunis sont venus attiser le feu qui, au moment du presto, embrasera toute la scène. L'accueil enthousiaste que l'auditoire, ravi et stimulé, a réservé à l'orchestre était entièrement mérité. Il faut par ailleurs souligner l'excellence des première chaises, notamment l'aplomb dont a fait preuve le cor solo Levente Varga.

En première partie, l'OSQ recevait Johannes Moser, violoncelliste germano-canadien au jeu aussi soigné qu'étincelant. Sa prestation dans les Variations sur un thème rococo dépassait les notes pour se transformer en vrai dialogue, que ce soit avec les membres de l'orchestre ou avec le public. Le pur plaisir du jeu effaçait, semble-t-il, toutes les difficultés. On pense entre autres à ces aigus incroyables de légèreté. Dans l'Andante cantabile, d'une finesse exquise, Moser a prolongé l'état de grâce.

En ouverture de concert, dans Le cygne de Tuonela de Sibelius, le cor anglais d'Hélène Déry ondoyait avec grâce sur une brume de cordes peut-être un peu trop opaque par instants.

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ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC. Direction : Fabien Gabel, chef d'orchestre. Soliste : Johannes Moser, violoncelliste. Sibelius : Le cygne de Tuonela, op. 22. Tchaïkovski : Variations sur un thème rococo, op. 33; Andante cantabile pour violoncelle et orchestre, op. 11; Symphonie no 5 en mi mineur, op. 64. Mercredi soir à la salle Louis-Fréchette. Le programme, à l'exception des oeuvres pour violoncelle, est répété jeudi à 10h30. Le concert sera diffusé à la radio de Radio-Canada (95,3 à Québec) le 24 février à 20h.

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