Chloé Sainte-Marie: le feu sacré

Dans un cocon scénique à la fois sobre... (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Dans un cocon scénique à la fois sobre et fort bien construit (on lève ici notre chapeau devant le très beau travail d'éclairage), Chloé Sainte-Marie a misé sur les contrastes en variant les tons.

Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Douce ou enragée, romantique ou hystérique, émouvante, drôle... ou cochonne! En chantant ou en déclamant, en français, en latin, en langue innue ou en exploréen, Chloé Sainte-Marie a fait tous les temps, mardi, pendant la première à Québec d'À la croisée des silences.

Le public du Grand Théâtre a eu droit à un spectacle tout en contrastes prouvant une nouvelle fois l'immense talent de cette interprète qui se donne toute entière, dans la fougue comme dans la fragilité.

Ce retour sur les planches s'inscrit dans la foulée du lancement, l'automne dernier, d'un recueil-album sur lequel Chloé Sainte-Marie s'approprie les vers d'une trentaine d'auteurs québécois. Une vingtaine de titres sont devenus des chansons sous les bons soins de Sylvie Paquette et d'Yves Desrosiers. Les autres textes gravés sur l'album double sont déclamés par l'interprète.

Sur la scène de la salle Octave-Crémazie, hier, Chloé Sainte-Marie a davantage chanté que récité. Mais en faisant l'un comme l'autre, elle a tenu son public suspendu à ses lèvres, maintenant une qualité d'écoute fort enviable. Vrai que les mots étaient à l'honneur et qu'il valait le coup de tendre l'oreille... Vrai aussi que ce n'est pas parce qu'on travaille la poésie qu'on doit s'empêcher de rocker ou de rigoler.

Pour la rigolade, le segment consacré à certains poèmes «cochons» de Patrice Desbiens par une Sainte-Marie qui, visiblement, prenait son pied a atteint son but. Pour l'énergie rock, Saint-Denys Garneau et encore davantage Claude Gauvreau - ou plutôt ceux qui les ont mis en musique... - veillaient au grain. À la fois foraine, trash et, avouons-le, plutôt jouissive, l'Ode à l'ennemi de Gauvreau a pris des airs de grand défouloir... Surtout que Sainte-Marie a confié vouloir la dédier à nos dirigeants.

Dans un cocon scénique à la fois sobre et fort bien construit (on lève ici notre chapeau devant le très beau travail d'éclairage), Chloé Sainte-Marie a misé sur les contrastes en variant les tons. Le crescendo de Paysage dépaysé de Roland Giguère s'est attiré le premier wow de la soirée, mais il n'allait pas être le dernier. L'ondulante Larguez les amours de Patrice Desbiens et la dépouillée Tu aimes les pommiers de Louise Dupré livrée en harmonies et a cappella ont notamment fait leur effet. Vers la fin du programme, le collage de locutions latines assemblées par Jean-Paul Daoust et chanté avec une chorale a rien de moins que galvanisé la salle et procuré aux artistes une ovation chaleureuse et pleinement méritée.

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