Des Juno qui font la différence pour Dan Mangan

John Walsh, bassiste, Kenton Loewen, batteur, Dan Mangan,... (Photo Shimon Karmel)

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John Walsh, bassiste, Kenton Loewen, batteur, Dan Mangan, chanteur et guitariste, et Gordon Grdina, guitariste. Dan Mangan considère le nouvel album Club Meds comme un produit qui se savoure lentement.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le chanteur et guitariste Dan Mangan, qui sera à l'Impérial le 20 février avec son groupe Blacksmith, jure ne pas faire la chasse aux trophées. Cependant, il avoue que les deux prix Juno qu'il a remportés en 2012 pour l'album Oh Fortune ont donné un bon coup de pouce à sa carrière.

«Non, nous n'avons jamais eu les Juno en tête quand nous avons fait cet album. J'ai toujours eu l'impression que nous étions tombés là et que nous avions réussi à en gagner deux. L'idée a toujours été de faire le meilleur album possible, pas celui qui remporterait le plus de prix ou qui jouerait le plus à la radio», insiste d'abord Mangan en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

L'artiste reconnaît cependant l'impact positif des trophées récompensant les artisans de la musique canadienne. «Bien sûr que ça aide. Le fait d'avoir remporté des trophées montre au public où tu te situes, que tu es maintenant un artiste établi. C'est une reconnaissance qui donne un sérieux coup de main. Pour nous, les Juno ont contribué à nous amener un public beaucoup plus grand.»

Le succès qu'il obtient présentement, Mangan avoue qu'il n'y aurait jamais cru quand il était plus jeune. «Tu sais, notre progression comme groupe a été très graduelle, ce qui fait qu'à un certain moment, tu commences à trouver ça normal et ça, j'avoue que c'est un peu embarrassant.»

Club Meds

Malgré tout, le musicien insiste pour dire que le succès et les prix ne doivent pas affecter la créativité. «C'est quelque chose de tellement subjectif. Oui, il y avait peut-être une certaine pression lors de la création de l'album Club Meds (lancé le 13 janvier), mais notre plus ferme intention a toujours été de laisser Oh Fortune derrière.»

Le dernier effort de Mangan, moins folk et utilisant davantage l'instrumentation électronique, résulte d'ailleurs d'un désir que l'artiste avait de s'éloigner de la formule auteur-compositeur-interprète.

«Ce n'est pas un grand virage calculé, mais je peux dire que depuis le début de ma carrière, j'ai toujours suivi mon instinct. Certains disent que c'est un album plus expérimental. Peut-être, mais pour moi ça restera toujours des chansons, car il y a des paroles, un refrain. Nous avons simplement pris plus de liberté au niveau des arrangements, de façon à ce que les chansons ne soient pas trop prévisibles.»

L'artiste considère le nouvel album comme un produit qui se savoure lentement. «Il faut au moins quatre ou cinq écoutes avant que tu ne l'aies vraiment dans la peau. Pour ce qui est du titre, Club Meds, c'est une affirmation à propos de ce que ça signifie de se médicamenter pour faire face à diverses situations. Car on s'automédicamente tous un peu d'une manière ou d'une autre.»

Musiciens

Et pourquoi Dan Mangan + Blacksmith pour cet album, alors que l'artiste s'affiche toujours avec la même troupe de musiciens que sur ses albums précédents? «En fait, on voulait utiliser ce nom depuis plusieurs années, mais la situation ne s'y prêtait pas puisque nous étions alors au coeur d'une tournée», indique celui qui aime ce que suggère le mot blacksmith (forgeron).

«Ça évoque le romantisme de ce métier d'art, alors je le vois comme si nous étions en studio en train de forger de nouvelles pièces avec nos guitares. Ce n'est pas qu'un travail ou une occupation: les gars qui travaillent avec moi sont tous des musiciens qui vont jouer jusqu'à leur mort. Ils ont une relation particulière avec leurs instruments. Moi, ce n'est pas la même chose avec ma guitare. Je suis davantage un chanteur et un entertainer», explique-t-il.

Des «forgerons» qu'on peut entendre sur Club Meds, cinq feront le chemin vers Québec avec Mangan, à savoir le guitariste Gordon Grdina, le batteur Kenton Loewen, le bassiste John Walsh, le claviériste Tyson Naylor et le trompettiste J.P. Carter.

Seul le violoniste Jesse Zubot ne sera pas du voyage. «Jesse joue avec Tanya Tagaq, qui vient juste de gagner le prix Polaris, alors il est extrêmement occupé par les temps qui courent et ne pouvait pas partir en tournée avec nous», conclut Mangan.

Après la tournée canadienne qui s'étendra sur les mois de février et mars, Mangan et Blacksmith prendront la direction de l'Europe et des États-Unis.

***

Vous voulez y aller?

Quoi: Dan Mangan + Blacksmith (Invités: Hayden et Dany Placard)

Où: Impérial de Québec, 252, rue Saint-Joseph Est

Quand: Vendredi 20 février, 20h

Billets: 15 $

Téléphone: 418 523-2227 ou 1 877 523-3131

Site Web: http://imperialdequebec.com/

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