Le bonheur retrouvé de Jay Jay Johanson

Le public de Québec devrait avoir droit à...

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Le public de Québec devrait avoir droit à un avant-goût de son prochain album, Opium, Jay Jay Johanson avouant qu'il a beaucoup de difficulté à ne pas interpréter du nouveau matériel avant sa sortie.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Reconnu pour ses chansons mélancoliques, voire dépressives, le chanteur suédois Jay Jay Johanson, qui sera en spectacle jeudi au Théâtre Petit Champlain, avoue qu'il n'est plus aussi triste que lors de la parution de son album Poison en 2000 et que son nouvel album devrait paraître sous le signe du charme et de la douceur.

«C'est ce que j'ai essayé de faire avec mon groupe : attraper un peu de charme, plus de douceur et de nostalgie. Opium, qui paraîtra en mai, ne sera assurément pas aussi noir que d'autres de mes albums», a confié le chanteur en entrevue téléphonique avec Le Soleil à partir de sa résidence de Suède.

«Tu sais, normalement je suis un gars très heureux: j'ai une épouse merveilleuse et un fils merveilleux. Maintenant, pour moi, être triste est moins difficile puisque c'est une tristesse qui se rapporte à quelque chose de positif: je m'ennuie de ma femme, je m'ennuie de mon fils durant ces longues périodes passées sur la route», explique-t-il.

«Pour ce qui est de l'état d'esprit dans lequel j'étais lorsque j'ai écrit Poison, je traversais une phase carrément dépressive et c'est ce que je ressentais à cette époque», ajoute le chanteur.

Le public de Québec devrait d'ailleurs avoir droit à un avant-goût d'Opium, Johanson avouant qu'il a beaucoup de difficulté à ne pas interpréter du nouveau matériel avant la sortie de l'album.

«Ce que vous verrez, c'est l'un des derniers spectacles de ma tournée Cockroach, lancée il y a plus d'un an et demi. Mais je sais que je serai incapable de ne pas essayer les nouvelles chansons!» lance-t-il en riant. «J'en ai fait une en France et je pense en faire deux au Mexique, alors je pense également en jouer quelques-unes pour vous.»

Johanson s'amènera à Québec avec son pianiste Erik Jansson. «Ce sera plus intime étant donné que le groupe ne sera pas présent en entier, mais nous aurons tout de même des effets et des cordes sur un portable», souligne-t-il.

Longues relations

Jansson travaille avec Johanson depuis les débuts, soit depuis l'album Whiskey lancé en 1996. Son batteur, Magnus Frykberg, est également un collaborateur de longue date et le groupe enregistre dans le même studio depuis 20 ans.

«C'est pour cette raison qu'il faut essayer le plus possible de ne pas nous répéter. On essaie constamment de nouvelles choses en studio et moi, de mon côté, j'écoute autant de nouveaux artistes que le vieux matériel de ma collection de disques.»

Johanson s'est aussi perfectionné comme producteur et sur le plan des arrangements, ce qui lui a permis de développer un style particulier qu'il est difficile de définir.

«Certains appellent ça de l'électro, d'autres de la chanson, c'est correct pour moi. L'un des premiers articles qui aient été écrits sur moi disait que c'était comme si [le jazzman] Chet Baker chantait avec Portishead ou Massive Attack», se souvient-il avec fierté, Baker étant l'une de ses sources d'inspiration.

Cette diversité se retrouve aussi dans le public du Suédois. «Mon public s'étend vraiment de 16 à 50 ans. Devant, il y a les filles plus jeunes, ensuite il y a le public gai qui m'a toujours appuyé depuis plusieurs années, puis derrière, il y a toujours des gars plus vieux qui semblent à la recherche de l'élément jazz dans ma musique.»

Vive la France!

Et Johanson précise qu'il sera toujours reconnaissant envers la France d'avoir été l'un des premiers pays à adopter son oeuvre. «C'est pour ça que j'ai dans plusieurs chansons des éléments en français. C'est le premier pays qui a fait paraître mes albums hors de Suède et c'est là que j'ai monté le plus haut sur les palmarès. Et j'y ai passé tellement de temps justement en raison du succès que j'y remporte.»

L'influence française dans les pièces de Johanson se fait aussi sentir par une grande admiration, depuis les débuts de sa carrière, pour les grands compositeurs de l'Hexagone, comme Michel Legrand et Francis Lei.

Malgré tout, Johanson avoue qu'il n'est pas nécessairement habile avec la langue de Molière, même si son épouse est Belge et francophone. «Ensemble, nous parlons anglais. Je n'ai jamais étudié le français, car c'est une langue difficile à apprendre pour les Suédois. Comme le suédois est difficile à apprendre pour à peu près tout le monde. On nous encourage à apprendre d'abord l'allemand et l'anglais», conclut-il.

**

Vous voulez y aller?

Qui: Jay Jay Johanson

Quand: jeudi 19 février, 20h

Où: Théâtre Petit Champlain, 68, rue du Petit Champlain

Billets: 35 $ (régulier) 30 $ (étudiants)

Tél.: 418 692-2631

Site Web: www.theatrepetitchamplain.com

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