Critique

L'éclectique Piers Faccini

Faccini a mené une performance d'un peu plus... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Faccini a mené une performance d'un peu plus d'une heure trente en crescendo, caressant les cordes de sa guitare, chantant de sa voix douce et fredonnant, alors que Prattico l'accompagnait au xylophone.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Un peu Britannique, un peu Rital, un peu Français, Piers Faccini est tout aussi éclectique quant aux styles musicaux auxquels il touche, ce qu'il a démontré de belle façon vendredi soir à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec, fin seul avec son comparse, le percussionniste Simone Prattico.

Vêtu d'un jean et d'un veston gris et s'adressant toujours à la foule dans un français impeccable, Faccini a avoué en début de spectacle qu'il souffrait un peu du décalage horaire et qu'il allait débuter davantage comme «un dimanche après-midi paresseux» que comme un vendredi soir.

Des ballades folk comme Feather Light et Black Rose ont donc lancé cette performance d'un peu plus d'une heure trente en crescendo, Faccini caressant les cordes de sa guitare, chantant de sa voix douce et fredonnant, alors que Prattico l'accompagnait avec son jeu tout en subtilité au xylophone.

Le percussionniste a ensuite troqué ses maillets pour des balais et s'est installé à la batterie pour deux chansons napolitaines, Cicerenella, une pièce du XVIIIsiècle, et Cammina Cammina de Pino Daniele. Faccini puisait à fond dans les racines paternelles et était soudainement devenu un chanteur de charme italien. Et ces chansons touchaient la cible même en l'absence du violoncelliste Vincent Ségal, qui y participait pourtant sur l'album Songs of Time Lost.

Ce n'était pas tout, puisque immédiatement après, et sans que l'enchaînement ne sonne faux, Faccini se faisait bluesman en interprétant la chanson traditionnelle américaine Make Me a Pallet on the Floor en s'accompagnant à la guitare et à l'harmonica.

«J'ai découvert cette chanson à Londres quand j'avais 17 ans, à l'époque où les CD sont arrivés sur le marché. Tout le monde se débarrassait de ses vieux vinyles pour acheter des CD. Alors moi, j'achetais ces disques vinyle dont personne ne voulait. C'est comme ça que j'ai découvert cette chanson interprétée par Mississippi John Hurt», a-t-il d'ailleurs expliqué après l'avoir jouée.

Classiques

Il n'a pas laissé de côté ses classiques, comme l'excellente Broken Mirror, The Beggar and the Thief ou alors une Home Away from Home plutôt estivale où Prattico a invité la foule à l'accompagner en tapant dans ses mains. 

Parmi les moments forts du spectacle, ce duel de percussions alors que Faccini a empoigné un tambourin pour donner la réplique à son acolyte après avoir joué Uncover My Eyes et la finale de Your Name No More qui devait mettre un terme au spectacle alors que les deux musiciens jouaient de plus en plus vite et ont mérité une ovation.

On savait toutefois que le duo allait revenir : Faccini n'avait pas encore joué Reste la marée, une incontournable lors de ses prestations en terre francophone. Il s'est exécuté au grand plaisir du public et a bouclé la boucle avec la superbe et très bluesy Tribe, sur laquelle les spectateurs l'accompagnaient en répétant les «How Low» tel un mantra.

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