CRITIQUE

L'OSQ et La Bottine souriante: orchestre de soutien

Lorsque les membres de La Bottine Souriante y... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Lorsque les membres de La Bottine Souriante y mettaient toute la gomme, on avait presque tendance à perdre l'Orchestre symphonique de Québec complètement, surtout en début de programme.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y avait du monde à la messe. Dans une célébration carnavalesque, la festive troupe de La Bottine Souriante est débarquée jeudi sur la scène Louis-Fréchette du Grand Théâtre pour unir son univers ancré dans la musique traditionnelle à celui autrement plus classique de l'Orchestre symphonique de Québec (OSQ). Est-ce que le mariage a toujours été équitable ou probant? Non. Est-ce qu'on a passé une mauvaise soirée pour autant? Non plus.

On avait des raisons d'être curieux, mais aussi un peu sceptique devant la promesse lancée dans le contexte du Carnaval. À elle seule, La Bottine Souriante en mène déjà large avec sa dizaine de musiciens (dont une section de cuivres et une danseuse percussive) et son répertoire aussi festif que typé. Trouverait-on un moyen d'inclure l'orchestre et que chacun y trouve sa place?

La réponse s'est fait attendre pendant un moment. Avant d'accueillir ses invités, l'OSQ s'est offert un moment en tête à tête avec le public en interprétant - fort joliment, d'ailleurs - des pots-pourris d'airs de Gilles Vigneault et de musiques folkloriques ainsi que le non moins traditionnel Salut Bonhomme. Le principal intéressé en a d'ailleurs profité pour se pointer sur scène avec ses duchesses. Le voir lever la patte devant le chef Stéphane Laforest nous a offert une vision quelque peu surréaliste... Mais on se serait passé du discours (ou plutôt des petites annonces) qui a suivi. On ne s'attendait certes pas au décorum habituel avec ce concert, mais il y a quand même des limites!

La Bottine Souriante est finalement arrivée, une demi-heure après le début du spectacle, avec ce qu'on pouvait espérer d'elle : de l'énergie à revendre, des présentations colorées et un baluchon plein de chansons à répondre et d'airs pour taper du pied. Et pour chanter aussi : ils ont fait lever le party avec La cuisinière reprise avec coeur par la foule, qui connaissait visiblement ses classiques du temps des Fêtes. 

Et l'orchestre dans tout ça? Lorsque la formation invitée mettait toute la gomme, on avait tendance à le perdre presque complètement - surtout en début de programme - ou à l'entendre en filigrane, dans un rôle de soutien. S'ils ont été plus rares, on a quand même eu droit à quelques beaux moments de partage : sur la pièce instrumentale Ciel d'automne, notamment, qui a permis à La Bottine d'emprunter une soliste à l'OSQ, ou dans le morceau final (avant un rappel plus salé!), qui a offert une progression très réussie et un vrai échange entre les ensembles. 

La rencontre entre l'OSQ et La Bottine Souriante est présentée une nouvelle fois ce soir, à 20h, au Grand Théâtre.

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