Critique

David Russell fait chanter les cordes

Avec David Russell, la musique semble toujours passer... (Photo Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Avec David Russell, la musique semble toujours passer avant l'instrument.

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(Québec) Les guitaristes classiques de la région, amateurs et professionnels confondus, s'étaient donné rendez-vous à l'occasion du passage du grand David Russell, mardi soir. Le public n'était pas si nombreux, environ la moitié du parterre, mais il était plutôt jeune. Ça fait toujours plaisir à voir.

Pour ses 10 ans, la Société de guitare de Québec avait décidé de faire l'essai de la salle Raoul-Jobin. Un lieu sûrement plus confortable que la salle Henri-Gagnon, son lieu de diffusion habituel. La qualité du silence qui règne au Palais Montcalm transforme le récital de guitare classique en une expérience musicale délicieuse et apaisante. On a pu s'en rendre compte rapidement.

Il faut dire qu'avec David Russell, la musique semble toujours passer avant l'instrument. Quand il attaque les premiers accords de la Fantasia de Fernando Sor, c'est l'élégance du legato qui capte l'attention, c'est aussi son jeu ample et chantant, d'où s'élèvent des coloris chatoyants. Le roulement des doigts sur la corde a quelque chose de merveilleux dans sa perfection. 

Dans la Sonate de Vivaldi, une oeuvre écrite à l'origine pour le violoncelle, on oublie également la technique. La transcription est réussie et l'exécution s'appuie sur un mouvement bien souple, jamais métronomique.

Doux et évocateur

Les Cantigas de Santiago, une suite de courtes pièces du compositeur Stephen Goss créées par David Russell à Londres il y a quelques jours, était présentée en première canadienne mardi. L'oeuvre a beaucoup plu, avec ses délicates chaînes de notes qui, dans un décor doux et évocateur, font danser les cordes comme les vagues sur la mer.

Le soliste a réalisé un vieux rêve, a-t-il révélé, en ajoutant cette année à son répertoire la Partita no 1 de Jean-Sébastien Bach. La Sarabande, pleine d'élan et de transparence, était particulièrement réussie. En général, l'ensemble coulait de source. On a pu tout de même noter quelques difficultés au Menuet.

C'est peut-être dans les pièces d'Albeniz, entendues en fin ce programme, que l'acoustique de la salle a le mieux servi le guitariste. Le Caprichio catalán a fait l'effet d'une caresse. Et Asturias, d'abondantes notes répétées ont tracé dans l'espace des lignes fluides et ondoyantes.

David Russell, guitariste. F. Sor : Fantasia III. A. Vivaldi : Sonate en si bémol majeur (transcription : D. Russell). Stephen Goss : Cantigas de Santiago (première canadienne). J.S. Bach : Partita I, BWV 825 (transcription : G. Reichenbach). I. Albéniz : Capricho catalán, Granada et Asturias (transcription : D. Russell). Mardi soir à la salle Raoul-Jobin.

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