Piers Faccini: l'attrait du duo

Vendredi, au Grand Théâtre, Piers Faccini sera seul... (Photo fournie par Six Média Marketing)

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Vendredi, au Grand Théâtre, Piers Faccini sera seul sur scène avec son complice Simone Prattico pour un second passage dans la capitale en moins d'un an.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) On l'a vu l'an dernier au Palais Montcalm avec Dom La Nena et son batteur Simone Prattico. Sur son dernier album, on l'entend avec Prattico et le violoncelliste français Vincent Ségal. Le chanteur britannique Piers Faccini l'avoue cependant, il a un petit faible pour la formule du duo lorsqu'il présente des spectacles.

Vendredi, au Grand Théâtre de Québec, il sera donc seul sur scène avec son complice Prattico pour un second passage dans la capitale en moins d'un an. «Comme j'avais réalisé l'album de Dom et qu'elle avait joué du violoncelle sur mon disque, on avait eu l'idée de faire un coplateau, mais c'était l'exception», indique le chanteur et guitariste en entrevue téléphonique avec Le Soleil de son domicile du département français du Gard.

Complices

«Le duo, c'est vraiment la formule que je préfère, car c'est un dialogue, c'est une belle conversation entre deux personnes», illustre-t-il pour parler de la dynamique de scène entre lui et Prattico, qui l'accompagne depuis 2008.

«J'avais auparavant joué avec le batteur américain Jeff Boudreaux, mais on n'était pas toujours en phase et il avait d'autres projets. C'est pourquoi je me suis mis à chercher quelqu'un d'autre qui était plus disponible. J'ai eu la chance de rencontrer Simone, avec qui j'ai une très grande complémentarité.»

Les deux musiciens se connaissent par coeur, ce qui leur permet d'amener leurs pièces un peu plus loin. «On peut interpréter les pièces de la façon dont on sent les lieux et le public. Cette souplesse, c'est rafraîchissant. On a l'impression qu'on ne se répète pas trop.»

Faccini dit d'ailleurs toujours penser aux fans qui ont vu plus d'un de ses concerts afin de leur faire vivre une expérience différente. «Ce sera le cas avec les pièces de mon dernier album Songs of Time Lost, puisque je l'ai enregistré avec Vincent Ségal. Moi et Simone devrons donc les réarranger pour nous deux. Une bonne chanson, il y a toujours la possibilité de la réinventer.»

Sang italien

Le sang italien qui coule dans les veines de Faccini et Prattico est également célébré durant le spectacle à travers les chansons napolitaines interprétées par le duo, le batteur étant originaire de cette région d'Italie.

D'ailleurs, la femme de Faccini est elle aussi napolitaine, mais c'est en France que le couple a finalement choisi de s'établir. «Ma femme ne voulait pas vivre en Italie, alors pour s'installer entre nos deux pays, on avait le choix entre la France et l'Espagne.»

En 2004, il a vu comme un signe la possibilité qui s'offrait à lui de réaliser un album sur l'étiquette française Label Bleu. «Je me suis dit : "Pourquoi on ne vivrait pas en France?" et nous sommes carrément tombés amoureux de la région des Cévennes», explique-t-il.

La langue

Parlant un excellent français, Faccini n'avait toutefois pas enregistré de pièce francophone avant Reste la marée en 2013, devenue un incontournable de toutes ses prestations dans l'Hexagone et au Québec.

«C'est important, car c'est un moment du spectacle où nous avons la langue en commun. Avant, j'avais essayé de composer en français, mais ça n'avait pas marché», explique-t-il. C'est une chanson en créole réunionnais, Mangé pou le coeur d'Alain Péters, que Faccini a d'ailleurs gravée sur son dernier album, qui l'a incité à aller plus loin dans la langue de Molière.

«L'expérience de chanter en créole m'a décomplexé d'écrire en français, car je sais que ça ne sera jamais ma première langue. Je le fais avec les moyens que j'ai et j'apprécie cette élasticité qu'ont les langues de s'adapter. Dans le créole, dans le français québécois, tu entends des mots que tu n'entends pas ailleurs. C'est pareil pour l'anglais britannique et celui des Américains», conclut-il.

Des beaux-arts à la scène

Il fut un temps où Piers Faccini, qui est passé par l'École des beaux-arts de Paris, peignait beaucoup. Même s'il avoue qu'il ne sort plus ses pinceaux aussi souvent qu'avant, il n'a toutefois pas complètement mis de côté les arts visuels.

«Maintenant, je fais beaucoup de travail sur papier, du dessin, du travail graphique. C'est ma façon à moi de conserver ce lien avec les arts visuels», confie le chanteur.

On peut d'ailleurs observer sa maîtrise des arts plastiques sur ses albums, notamment des découpages de papier sur Between Dogs and Wolves et My Wilderness. Dans ce dernier cas, l'artiste avait même réussi à reconstruire son visage à partir de cartes routières et de cartes du monde. «C'est une chance pour moi de pouvoir créer toutes les couvertures de mes albums», résume-t-il.

Vous voulez y aller?

Qui : Piers Faccini

Quand : vendredi 13 février, 20h

Où : Grand Théâtre de Québec, salle Octave-Crémazie

Billets : 35,50 $ (régulier) 29,50 $ (étudiants)

Tél. : 418 643-8131, 1 877 643-8131 (sans frais)

Site Web : www.grandtheatre.qc.ca

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