Korine Côté: «ton show, ton propos, ton monde»

L'humoriste Korine Côté a fait mouche en écrivant... (Le Soleil, Caroline Gregoire)

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L'humoriste Korine Côté a fait mouche en écrivant un segment dans lequel elle déversait son fiel sur «la gang de freaks» propriétaires de produits Apple.

Le Soleil, Caroline Gregoire

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(Québec) Pour une fille qui carbure au gros bon sens et au sarcasme, le clivage un peu absurde qui oppose les adeptes de PC et de Mac avait de quoi nourrir la créativité.

L'humoriste Korine Côté a fait mouche en écrivant un segment dans lequel elle déversait son fiel sur «la gang de freaks» propriétaires de produits Apple. Mais celle qui débarque cet hiver avec un premier one-woman-show ne se doutait pas à quel point ce joyeux défoulement allait changer sa vie professionnelle.

Quand elle s'est retrouvée en nomination pour l'Olivier du numéro de l'année 2013 parmi les Louis-José Houde, Laurent Paquin, François Bellefeuille et Anthony Kavanagh, Korine Côté avoue qu'elle a «trouvé ça cute». «Je les ai trouvés fins de m'avoir mise là», raconte l'humoriste, qui ne s'attendait aucunement à gagner... Jusqu'à ce que son nom résonne au gala. «Tout ce que je me disais en me rendant à la scène, c'était : "tombe pas en bas de tes talons", ajoute-t-elle. C'est tellement sorti de nulle part! Ç'a été l'une des plus belles surprises de ma vie.»

Une fois le choc passé, le téléphone s'est mis à sonner. «C'est comme un sceau "approuvé", illustre la comique. Les gens doutaient moins. Les appels sont entrés plus vite et les contrats aussi. Comme le milieu [de l'humour] a décidé de me nommer et de me faire gagner, c'était correct.»

Pourtant, Korine Côté était loin d'en être à ses premières armes au moment de réclamer ce trophée. Entrée à l'École nationale de l'humour à 23 ans, la Montréalaise travaillait comme étalagiste et rêvait d'un boulot d'accessoiriste de plateau avant de faire le saut du côté de la comédie. Comme ses collègues de la relève, elle a vécu son «parcours du combattant» dans les bars et a su tabler sur une présence assidue en ligne, dans des webséries comme Simple comme Korine, notamment, où elle prodiguait des conseils de toute sorte, du plus pratico-pratique au plus délirant.

Le web

«Le Web, c'est "débrouille-toi toi-même", résume-t-elle. Mais ça donne une visibilité qui n'existait pas avant. Ça a l'avantage de pouvoir réaliser des projets que tu as envie de faire et que tu peux faire par toi-même, avec tes amis... Et ça donne de belles choses. Et si les stations de télé aiment ça, ça peut t'amener ailleurs. C'est comme un pilote, au fond.»

Présente sur les ondes radiophoniques, Korine Côté a aussi su tirer profit de vitrines télévisuelles. On l'a notamment vue auprès de Jean-François Mercier dans Un gars le soir et dans le mordant panel de Mike Ward dans Cliptoman, où les clips musicaux sont passés à la moulinette. Restait maintenant à plonger dans son propre spectacle solo, un jalon que l'humoriste franchit cette saison, alors qu'elle est notamment attendue les 9 et 10 février à l'Impérial.

«Sortir un show, c'est l'étape peut-être pas obligée, mais évidente pour un humoriste, note-t-elle. Tu as beau faire de la radio, de la télé et du Web, la scène reste l'endroit le plus lefun pour un humoriste. Tu peux dire ce que tu veux, personne ne va te couper un gag parce qu'il est jugé trop vulgaire ou qu'il y a un nom de compagnie dedans. Ton show, ton propos, ton monde. C'est une belle liberté.»

Au moment de notre entrevue, avant les Fêtes, Korine Côté oscillait entre l'excitation et le stress à l'idée de briser la glace en présentant ses vraies premières.

«Il y a des jours où je me dis que ça va être le fun, d'autres où je pense que ça va être atroce et où je me demande pourquoi je fais ça dans la vie, avait-elle confié. La première médiatique, c'est ça, le plus stressant. Tout le monde vient te voir en même temps : ta famille, le milieu, les journalistes. C'est vraiment le maximum de monde qui peut te juger dans la vie.»

Dans la création de Mon show, cette fan de Louis CK et de François Pérusse - avec qui elle partage maintenant une gérante... - a pu compter sur l'oeil de l'humoriste de Québec Alexandre Barrette, qui signe ici sa première mise en scène. Armée d'anecdotes réelles et des «divagations» qu'elles lui inspirent, la native de Laval estime livrer une première carte de visite qui la représente plutôt bien.

«Je ne me présente pas, mais je pense qu'on me connaît mieux à la fin, décrit-elle. Les gens cherchent plus une personnalité qu'un style d'humour. Un style, c'est difficile à définir. S'ils aiment ton énergie et ta manière de voir les choses, le rire va arriver plus facilement.»

=> Vous voulez y aller?

  • Qui : Korine Côté
  • Quand : 9 et 10 février à 20h (ouverture des portes à 19h)
  • : Impérial
  • Billets : 34 $
  • Info : 418 523-3131

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